Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse lundi, portée par des propos de Donald Trump assurant que la guerre en Iran est "quasiment" finie.
Le Dow Jones a gagné 0,50%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%.
Le président américain a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne".
"Cette remarque a complètement changé la donne", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine "ont connu une forte remontée (..) en territoire positif", observent les analystes de Briefing.com.
Le dirigeant républicain, qui se trouve à Miami (Floride, sud-est), a assuré que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué par le passé.
Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: "Nous ne faisons que commencer le combat".
Pour Art Hogan, l'administration Trump "en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût" de la guerre, mais aussi "aux marchés".
La place américaine est à la peine depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran il y a dix jours, plombée notamment par la folle progression des prix des hydrocarbures.
Le baril de pétrole a brièvement tutoyé les 120 dollars lundi, une envolée historique provoquée notamment par le blocage persistant du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.
Cette hausse historique fait craindre aux investisseurs une accélération de l'inflation aux Etats-Unis.
En séance, "la faiblesse initiale" du marché boursier s'était d'ores et déjà "un peu estompée" en raison du recul des "prix du pétrole sous la barre des 100 dollars", remarque auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
En cause: l'espoir d'un recours aux réserves stratégiques de brut après que les ministres des Finances du G7 se sont dit "prêts" lundi à puiser si besoin dans ces dernières pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut.
Le secteur de l'énergie a été miné par les déclarations du président américain, à l'image des géants pétroliers ExxonMobil (-0,52%) ou Chevron (-0,29%).
Certaines valeurs de la défense - qui ont tiré leur épingle du jeu ces derniers jours - ont aussi été poussé vers le bas, comme Lockheed Martin (-1,11%).
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans évoluait autour de 4,10% vers 20H45 GMT contre 4,14% la veille en clôture.
Au tableau des valeurs, le géant de l'événementiel Live Nation a gagné 6,20% à 165,80 dollars après s'est entendu avec le ministère américain de la Justice (DOJ) pour mettre un terme à la procédure pour pratiques anticoncurrentielles qui visait le groupe.
La chaîne américaine de produits de santé Hims & Hers a été propulsée de plus de 40%, à 22,17 dollars, portée par l'accord trouvé avec le laboratoire danois Novo Nordisk (+3,19% à 39,81 dollars) pour vendre ses traitements anti-obésité.
Cette annonce met fin aux poursuites engagées contre Hims & Hers par le laboratoire, qui cherchait à l'empêcher de vendre une copie à bas prix de sa pilule amaigrissante.
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