Wall Street : sursaut confirmé pour le Nasdaq

La cote américaine se ressaisit ce lundi, suite à sa purge brutale de vendredi marquée par une chute de 4,18% du Nasdaq et une correction de 2,64% du S&P 500. Le Nasdaq remonte de 1,58% à 26.116 pts e...

La cote américaine se ressaisit ce lundi, suite à sa purge brutale de vendredi marquée par une chute de 4,18% du Nasdaq et une correction de 2,64% du S&P 500. Le Nasdaq remonte de 1,58% à 26.116 pts et le S&P de 0,94% à 7.455 pts, tandis que le Dow Jones grappille 0,33% à 51.036 pts. Le baril de brut WTI prend 1% à 91,6$.

Notons que Donald Trump a déclaré aux journalistes que son équipe pourrait acheter des parts américaines dans des entreprises d'intelligence artificielle et a indiqué qu'il organiserait une réunion avec des dirigeants de l'IA dès cette semaine...

La place américaine avait lourdement corrigé vendredi, le catalyseur semblant être le (trop) bon rapport sur l'emploi du mois de mai, marqué par 172.000 créations de postes, qui avait ravivé les craintes de hausse des taux. Donald Trump a déclaré que la Fed aurait tort de relever les taux d'intérêt, alors que son candidat, Kevin Warsh, s'apprête à présider sa première réunion de politique monétaire le 17 juin prochain - une réunion FOMC qui devrait très probablement se solder par un statu quo.

Dans une interview accordée à l'émission 'Meet the Press' de NBC, Trump a donc réagi à la publication du rapport sur l'emploi aux États-Unis, qui a alimenté les spéculations sur une hausse des taux. "De nos jours, lorsque de bons indicateurs sont publiés, les marchés baissent car on s'attend à une hausse des taux", a déclaré Trump. "Il n'y a aucune raison de relever les taux d'intérêt".

Cette déclaration met donc un peu plus la pression sur Warsh, Trump affirmant que "relever le taux directeur est une erreur" et qu'il faudrait au contraire baisser les taux d'intérêt.

Le rapport sur l'emploi américain publié vendredi a révélé que la croissance de l'emploi en mai avait dépassé les prévisions, provoquant une vague de ventes d'obligations du Trésor et incitant les investisseurs à anticiper une hausse d'un quart de point du taux directeur de la Fed d'ici la fin de l'année, note Bloomberg.

Trump a nommé Warsh à la tête de la Fed après une campagne publique acharnée pour que la banque centrale réduise les coûts d'emprunt, même s'il a depuis déclaré vouloir laisser Warsh agir à sa guise, rappelle l'agence.

Pendant ce temps, la situation géopolitique reste tendue, mais Trump agite toujours l'espoir d'un accord. "Les deux parties, Israël et l'Iran, cherchent à conclure un CESSEZ-LE-FEU immédiat ! Les négociations finales sur la 'Paix' progressent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne s'en mêle pas. Le Blocus restera en place, et en pleine force et vigueur, jusqu'à ce qu'un 'Accord Final' soit conclu. Les choses devraient avancer rapidement", a lancé le président américain sur Truth Social.

La semaine dernière a été marquée par la plus forte flambée de tensions depuis le début du cessez-le-feu. Les négociations entre Washington et Téhéran sont au point mort concernant le sort de milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés et un conflit parallèle entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran, au Liban, relève Bloomberg.

Le Commandement central américain a annoncé dimanche matin avoir abattu deux drones d'attaque iraniens qui menaçaient le trafic maritime international dans le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les exportations mondiales d'énergie et qui est également au coeur des discussions. Vendredi, six missiles balistiques tirés sur Bahreïn et le Koweït ont été interceptés et un autre n'a pas atteint sa cible, quelques heures après la destruction de quatre drones se dirigeant vers Ormuz, a indiqué le Commandement central. Les États-Unis ont frappé des sites radar de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm, a-t-il ajouté, repris par Bloomberg.

Depuis le début des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février, Téhéran et ses alliés ont lancé des attaques de missiles et de drones contre des infrastructures pétrolières, des sites industriels et des installations militaires américaines dans tout le Golfe, détaille l'agence. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn ont tous subi des dégâts. Des combats se sont également poursuivis entre Israël et le Hezbollah au Liban.

Quelques heures après que l'Iran a lancé des missiles balistiques vers le nord d'Israël, l'Armée de défense d'Israël a annoncé que des avions de combat israéliens avaient frappé des cibles dans l'ouest et le centre de l'Iran. Des explosions ont été entendues dans plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, Tabriz et Ispahan. Les Forces de défense israéliennes ont confirmé des frappes aériennes visant le complexe pétrochimique de Mahshahr en Iran. Selon les FDI, les frappes ont endommagé des infrastructures critiques utilisées dans la production de missiles. Le président Trump a exhorté l'Iran à cesser et, en même temps, a exprimé son insatisfaction à l'égard des frappes israéliennes au Liban...

Dans une interview avec le Financial Times dimanche, Trump a insisté sur le fait que c'était lui et non le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui donnait toutes les cartes, après l'échange de tirs renouvelé entre l'Iran et Israël... Le président américain a déclaré à Fox News qu'un accord pourrait être signé sur l'Iran "lundi, mardi ou mercredi" (!).

Sur le front économique cette semaine à Wall Street, les opérateurs suivront demain la balance du commerce international des biens et services et les reventes de logements existants. L'indice des prix à la consommation du mois de mai retiendra l'attention mercredi. Celui des prix à la production sera connu jeudi. Enfin, l'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan sera dévoilé vendredi.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, outre l'introduction en bourse record de SpaceX vendredi sur une valorisation proche des 1.800 milliards de dollars, les marchés suivront notamment mardi les comptes de J.M. Smucker et Casey's General, puis mercredi les résultats d'Oracle. Adobe et Lennar annonceront leurs derniers comptes jeudi... Concernant SpaceX et sa levée de fonds attendue record de près de 80 milliards de dollars, l'offre aurait été déjà largement sursouscrite.

Les valeurs

Nvidia (+1,5%). Le fondateur et DG du groupe, Jensen Huang, a qualifié la vente massive des actions technologiques mondiales qui a commencé la semaine dernière d'une opportunité d'achat, affirmant que la construction de l'IA ne faisait que commencer. "Nous sommes au début de tout cela, et quoi qu'il soit arrivé au marché boursier, vous devriez être très heureux car maintenant vous pouvez acheter à prix réduit", a-t-il déclaré aux journalistes à Séoul ce lundi. "Tout le monde devrait être très excité", a insisté le dirigeant.

Parmi les récents commentaires du dirigeant, Huang a également indiqué que la pénurie de mémoire devrait se poursuivre plusieurs années... Par ailleurs, Nvidia et le groupe sud-coréen SK Hynix renforcent leur coopération. Chey Tae-won, président de SK, et Huang, présentent aujourd'hui ce plan aux médias. Enfin, Huang a évoqué une collaboration accrue avec LG dans la robotique et les centres de données d'IA.

Intel (+11%) se reprend aussi ce jour en bourse sur le Nasdaq, alors que selon The Information, Nvidia étudierait le packaging avancé du groupe et son processus 18A pour ses futures puces. Alphabet (Google) aurait par ailleurs récemment passé une commande auprès d'Intel pour la fabrication de plus de 3 millions de ses puces d'intelligence artificielle spécialisées en 2028, a rapporté le site The Information, citant deux sources anonymes... Dans le secteur, Micron reprend 9% environ et AMD près de 5%...

Apple (+1,6%) organise sa conférence annuelle des développeurs (WWDC) ce lundi à son siège de Cupertino, en Californie. Cet événement, le dernier de Tim Cook en tant que DG de l'entreprise, marquera une sorte de relance de la stratégie d'Apple en matière d'intelligence artificielle, qui a jusqu'à présent accusé un supposé retard par rapport à la concurrence. La principale annonce de cette conférence, qui se déroule jusqu'au 12 juin, sera probablement la présentation de la version de Siri, enrichie d'IA, dont le lancement a été maintes fois reporté.

The Campbell's Company (-0,5%) a publié un chiffre d'affaires en recul de 4% à 2,4 milliards de dollars sur son 3e trimestre fiscal, notamment en raison d'un léger impact négatif lié à la cession de Noosa. Le chiffre d'affaires organique a reculé de 4 %, principalement en raison d'une baisse des volumes et d'une évolution du mix produits, malgré une réalisation positive des prix nets. Le résultat d'exploitation a progressé de 48% à 239 millions de dollars, mais l'Ebit ajusté a reculé de 24% à 274 millions de dollars, principalement en raison d'une baisse de la marge brute ajustée. Le groupe maintient ses prévisions financières 2026.

Marvell Technology (+12,6%) rebondit à Wall Street, alors que le dossier ainsi que Flex vont rejoindre l'indice large américain S&P 500, remplaçant Deletion Pool et The Campbell's Company. Par ailleurs, Roku rejoint le S&P MidCap 400 à la place de Flex. Coeur Mining, Sanmina, Viavi Solutions et Semtech prennent place au sein du même indice. Pool, The Campbell's Company, Coty, Concentrix, Blackbaud, Credit Acceptance, Lazard, Eastern Bankshares, Wesbanco, Warby Parker, Nicolet Bankshares, Liquidia, Rush Street Interactive, US Lime & Minerals et InvenTrust Properties, intègrent le S&P SmallCap 600.

S&P Dow Jones Indices apportera ces modifications aux indices S&P 500, S&P MidCap 400 et S&P SmallCap 600, qui prendront effet avant l'ouverture des marchés le lundi 22 juin 2026, afin de coïncider avec le rééquilibrage trimestriel. Ces modifications visent à ce que chaque indice soit plus représentatif de sa tranche de capitalisation boursière.

Société(s) citée(s) :
Société(s) citée(s) :