La Bourse de New York est orientée à la baisse mardi, disséquant une nouvelle série de résultats dont ceux du groupe d'analyse de données Palantir et ceux de la plateforme de paiement en ligne PayPal.
Vers 15H00 GMT, le Nasdaq cédait 0,86% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,41%. Seul le Dow Jones était dans le vert, parvenant à grappiller 0,06%.
Palantir a réalisé un quatrième trimestre supérieur aux attentes, porté par un chiffre d'affaire en forte hausse (+70% sur un an).
Les prévisions de l'entreprise ont aussi surpris: elle s'attend à générer un chiffre d'affaires compris entre 1,53 et 1,54 milliard de dollars au premier trimestre 2026, alors que les analystes tablent sur 1,32 milliard, selon le consensus de FactSet.
Après avoir bondi de 10% à l'ouverture, le titre prenait 5,05%, à 155,24 dollars, vers 14H55 GMT.
"Le marché pousse un soupir de soulagement collectif", car Palantir avait annoncé en novembre une forte baisse de ses bénéfices, "ce qui avait conduit de nombreuses personnes à remettre en question l'ensemble du secteur de l'intelligence artificielle (IA)", a relevé auprès de l'AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments.
La déception concernant Palantir s'était vite étendue à un mouvement de crainte sur les niveaux de valorisation de certaines entreprises de la tech.
Meta (Instagram, Facebook) et Nvidia avaient été emportés par ce mouvement baissier, malgré leurs bonnes performances trimestrielles.
"Aujourd'hui, Palantir, au lieu de chuter, rebondit, ce qui est de bon augure pour l'ensemble du secteur technologique", a estimé Adam Sarhan.
L'heure n'est toutefois pas à la fête pour l'ensemble de la place américaine.
La plateforme de paiement en ligne PayPal (-17,98% à 42,90 dollars) dévissait, après publication de résultats trimestriels décevants et l'annonce d'un changement à sa direction.
Au dernier trimestre de 2025, PayPal a fait moins bien qu'attendu pour ses chiffre d'affaires et bénéfice net par action, alors qu'il s'agit d'une période habituellement de forte consommation en raison des fêtes de fin d'année. Ses prévisions pour 2026 sont aussi été jugées peu encourageantes par le marché.
Face à ces difficultés, l'entreprise a désigné un nouveau patron, Enrique Lores, ancien dirigeant de HP.
Egalement attendus cette semaine, les résultats d'AMD, Alphabet (maison mère de Google) et Amazon serviront de nouveaux tests pour la place financière.
Selon Adam Sarhan, l'accueil pourrait être positif, car le marché est parvenu à dépasser un nombre important de nouvelles négatives ces dernières semaines, y compris les remous géopolitiques et les craintes entourant l'indépendance de la banque centrale américaine (Fed).
Cette semaine, Wall Street devra aussi composer sans le rapport officiel sur l'emploi aux Etats-Unis en janvier, décalé en raison de la paralysie budgétaire en cours dans le pays.
Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait légèrement à 4,29% vers 14H55 GMT, contre 4,28% à la clôture lundi.
Ailleurs à la cote, le groupe pharmaceutique Pfizer (-4,22% à 25,53 dollars) était plombé par l'annonce d'une perte nette de 1,65 milliard de dollars au quatrième trimestre 2025, creusée par des charges quasiment doublées sur un an.
Son concurrent Merck (+2,98% à 116,75 dollars), aussi connu sous le nom de MSD, était recherché après avoir fait mieux qu'attendu lors des trois derniers mois de 2025.
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