Wall Street se stabilise non loin des records

La cote américaine reprend son souffle avant bourse ce mercredi, le S&P 500 étant attendu stable, contre un repli de 0,1% du Dow Jones et une hausse marginale du Nasdaq. Les opérateurs temporisent, al...

La cote américaine reprend son souffle avant bourse ce mercredi, le S&P 500 étant attendu stable, contre un repli de 0,1% du Dow Jones et une hausse marginale du Nasdaq. Les opérateurs temporisent, alors que les indices sont revenus désormais tout près des sommets sur des espoirs d'apaisement en Iran.

Le président américain Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait se préparer à mettre fin à la guerre contre l'Iran, ce qui semble convaincre les marchés. Selon le New York Post, Trump a déclaré que les pourparlers de paix avec la République islamique pourraient reprendre dans les deux prochains jours. Dans une autre interview accordée à ABC News, le président américain a indiqué qu'il ne serait peut-être pas nécessaire de prolonger le cessez-le-feu de deux semaines conclu la semaine dernière après près de six semaines de combats, laissant ainsi entrevoir des progrès significatifs à court terme. "Je pense que vous allez assister à deux jours extraordinaires", a déclaré Trump à ABC. Dans une interview accordée à Fox Business cette fois, il a affirmé que la guerre était presque terminée.

Selon Bloomberg, des signes indiquent que Téhéran cherche également à éviter une escalade, les autorités envisageant une suspension des livraisons via le détroit stratégique d'Ormuz afin de ne pas tester le blocus américain et de ne pas compromettre de nouvelles négociations. Le changement de discours de Washington laisse toutefois selon Bloomberg "de nombreuses questions sans réponse, notamment concernant le sort de l'uranium enrichi iranien". Israël maintient que ce matériau doit être retiré, tandis que Trump s'est dit mécontent des informations selon lesquelles les États-Unis auraient exigé de l'Iran un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement, arguant selon Bloomberg qu'il ne pouvait en aucun cas être autorisé à posséder l'arme nucléaire.

Les cours du brut évoluent de manière incertaine ce mercredi. Le baril de brut WTI cède 0,2% à 91,1$, tandis que le Brent de la mer du Nord grappille 0,4% à 95,2$. L'once d'or fin perd 0,7% à 4.806$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises.

Sur le front économique hier, l'indice des prix américains à la production du mois de mars 2026 a progressé de 0,5% d'un mois sur l'autre et de 4% sur un an, contre respectivement 1,1% et 4,6% de consensus FactSet. Hors alimentaire et énergie, l'indice des prix à la production s'est apprécié de 0,1% par rapport au mois antérieur et de 3,8% sur un an, deux mesures également nettement moins élevée qu'attendu (consensus respectifs de 0,3% et de 4%).

Austan Goolsbee et Michael Barr de la Fed prenaient la parole hier. Le président de la Fed de Chicago, Goolsbee, soucieux de l'inflation, a indiqué que les baisses de taux pourraient devoir attendre jusqu'en 2027, en fonction de la durée pendant laquelle les prix du pétrole resteraient élevés. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré, cité par Reuters, être confiant quant à la poursuite de la baisse de l'inflation sous-jacente aux États-Unis malgré la guerre en Iran. Il a réitéré son appel à la baisse des taux, même s'il dit comprendre que les banquiers centraux souhaitent observer l'évolution de la situation économique liée à la guerre. Interrogé sur la possibilité que l'administration Trump accepte que l'actuel président de la Fed, Jerome Powell, reste à son poste après la fin de son mandat en mai, si la nomination de Kevin Warsh n'était pas approuvée par le Sénat d'ici là, Bessent a déclaré selon Reuters : "Nous voulons que Kevin Warsh prenne ses fonctions dès que possible".

Notons que de son côté, l'ancienne patronne de la Fed et secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a indiqué qu'elle jugeait possible une baisse de taux cette année, malgré les pressions inflationnistes.

Ce mercredi, les opérateurs suivront l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York du mois d'avril, les prix à l'import et à l'export de mars, l'indice du marché immobilier américain d'avril, ainsi que le Livre Beige économique de la Fed (résumé des conditions régionales récentes). Michael Barr et Michelle Bowman de la Fed auront aussi leur mot à dire.

Demain, les investisseurs surveilleront les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 11 avril, l'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie d'avril, ou encore les chiffres de la production industrielle du mois de mars. John Williams et Stephen Miran de la Fed interviendront jeudi, alors que Thomas Barkin et Christopher Waller prendront la parole vendredi.

C'est aussi le tout début de la saison des publications financières trimestrielles à Wall Street, toujours riche en valeurs financières. ASML, Bank of America, Morgan Stanley, Progressive Corp., PNC, JB Hunt, M&T Bank et Kinder Morgan, publient aujourd'hui. TSMC, Netflix, PepsiCo, Abbott, The Travelers Companies, Marsh, US Bancorp, Bank of New York Mellon, Prologis, Charles Schwab, Alcoa, KeyCorp et Citizens Financial, annonceront jeudi. Ally Financial, Regions Financial, State Street, Fifth Third Bancorp et Truist Financial, seront de la fête vendredi.

Les valeurs

Broadcom et Meta ont annoncé un partenariat stratégique pluriannuel et multigénérationnel visant à soutenir l'infrastructure de calcul d'intelligence artificielle en pleine expansion de Meta. S'appuyant sur leur partenariat existant, Broadcom fournira la technologie prenant en charge les puces Meta Training and Inference Accelerator (MTIA), et ce jusqu'en 2029. Cette technologie constituera l'épine dorsale du déploiement par Meta de centres de données d'IA de pointe.

L'engagement initial dépasse 1 GW et représente la première phase d'un déploiement continu de plusieurs gigawatts. "Il renforce une feuille de route commune pour la conception et la mise à l'échelle du matériel nécessaire afin d'offrir des fonctionnalités d'IA générative en temps réel et une 'superintelligence personnelle' à des milliards d'utilisateurs dans le monde entier, via des applications telles que WhatsApp, Instagram et Threads", commentent les partenaires.

Uber engagerait plus de 10 milliards de dollars pour l'acquisition de milliers de véhicules autonomes et la prise de participations dans leurs développeurs, rompant ainsi avec son modèle économique traditionnel basé sur une faible intensité capitalistique, et ce afin d'éviter la concurrence des robotaxis. C'est du moins ce qu'affirme ce jour le Financial Times.

Uber se positionne comme plateforme pour de nombreux opérateurs de robotaxis et a noué des partenariats avec une grande partie du secteur des véhicules autonomes, notamment Baidu, Rivian et Lucid, rappelle pour sa part Reuters. L'entreprise a par ailleurs annoncé son intention de lancer des services de robotaxis dans au moins 28 villes d'ici 2028. Ces accords placent Uber en bonne voie pour investir plus de 2,5 milliards de dollars en prises de participation et dépenser plus de 7,5 milliards de dollars dans des flottes de robotaxis au cours des prochaines années.