La Bourse de New York évolue en ordre dispersé jeudi, les investisseurs scrutant une nouvelle salve de données économiques aux Etats-Unis, tandis que le secteur de la défense profite du contexte géopolitique tendu.
Vers 14H50 GMT, le Dow Jones gagnait 0,14%, l'indice Nasdaq perdait 0,67% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,15%.
"Les investisseurs disposent ce (jeudi) matin d'un ensemble considérable de données économiques à évaluer", a souligné Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com.
Côté emploi aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en hausse jeudi par rapport à la semaine précédente (+8.000 demandes), quoique légèrement en deçà des attentes du marché.
"Le nombre de demandes d'allocations chômage reste suffisamment élevé pour étayer l'hypothèse selon laquelle la Fed (banque centrale américaine, NDLR)" pourrait "rester encline à poursuivre sa politique d'assouplissement monétaire", a noté M. O'Hare.
"Nous nous attendons à une nouvelle baisse des taux en avril", a abondé auprès de l'AFP Sam Stovall, analyste de CFRA.
La Réserve fédérale (Fed) dispose d'un double mandat visant d'un côté à maintenir l'inflation à long terme autour de 2% et de l'autre à faire en sorte que les Etats-Unis soient au plus près du plein emploi.
Si l'inflation semble s'être stabilisée, la place new-yorkaise attend désormais d'en savoir plus sur le marché du travail, avec notamment la publication vendredi du rapport officiel sur l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de décembre.
Autre indicateur publié jeudi, le déficit commercial des Etats-Unis a continué à se réduire au mois d'octobre, pour atteindre son niveau le plus bas depuis juin 2009, sous l'effet conjugué d'une hausse des exportations et d'une baisse des importations.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se tendait, à 4,18% contre 4,15% à la clôture la veille.
Côté entreprises, les valeurs de la défense bondissaient après que Donald Trump a dit mercredi vouloir augmenter de 50% le gigantesque budget américain de la défense pour 2027.
Northrop Grumman s'envolait de 8,74% à 627,45 dollars, Lockheed Martin gagnait 8,59% à 539,55 dollars et General Dynamics s'octroyait 5,20% à 363,60 dollars.
La veille, ces mêmes titres avaient terminé en forte baisse, plombés par le souhait du président américain de leur interdire de verser des dividendes à leurs actionnaires ou de procéder à des rachats d'actions, sous peine de se voir privés de contrats publics.
Le groupe spécialisé dans les infrastructures d'intelligence artificielle (IA) Applied Digital (+13,16% à 33,45 dollars) profitait de résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre de son exercice décalé.
L'enreprise a notamment enregistré un chiffre d'affaires d'environ 127 millions de dollars, alors que le marché tablait sur 88 millions.
"Les résultats d'entreprise commenceront à affluer la semaine prochaine" avec, en tête de proue, "les grandes banques", préviennent les analystes de Briefing.com.
"Les bénéfices devraient être assez solides. Nous tablons sur une croissance de 7% pour le quatrième trimestre" de 2025, anticipe Sam Stovall.
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