Après une ouverture en modeste hausse, la Bourse de New York évoluait finalement dans le rouge jeudi, prudente avant de nouveaux indicateurs économiques qui pourraient affiner les attentes quant à la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Vers 15H00 GMT, le Dow Jones s'effritait de 0,08% et l'indice élargi S&P 500 perdait 0,09%. Le Nasdaq reculait pour sa part de 0,27%.
"Le marché attend de voir comment la Fed communiquera la semaine prochaine", lors de sa dernière réunion de 2025, commente auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
Pour le moment, les investisseurs s'attendent massivement à une nouvelle baisse des taux d'un quart de point le 10 décembre, ce qui constituerait la troisième détente consécutive.
La veille, ces perspectives d'assouplissement monétaire ont été renforcées par des chiffres décevants sur l'emploi privé aux Etats-Unis.
La place new-yorkaise attend désormais l'indice d'inflation PCE pour le mois de septembre, qui sera publié vendredi, retardé à cause de la longue paralysie budgétaire ("shutdown") de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.
L'enquête préliminaire de l'Université du Michigan sur la confiance de consommateurs en décembre sera publiée le même jour.
Malgré le décalage de plusieurs mois, "la dernière mise à jour de l'indice PCE suscitera beaucoup d'intérêt", écrit David Morrison, de Trade Nation, dans une note.
Ces chiffres "pourraient inciter la Réserve fédérale à adopter une attitude plus ou moins accomodante", ajoute Peter Cardillo.
Toujours côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties jeudi en deçà des attentes du marché (à 191.000 contre 220.000 escomptées).
Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,09%, contre 4,06% à la clôture mercredi.
A la cote, Meta (Facebook, Instagram) était recherché (+3,57% à 662,42 dollars) après des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles l'entreprise devrait procéder à des coupes significatives dans les dépenses allouées à la construction de son "métavers", un univers ou le réel et le virtuel se mélangent via les écrans et les lunettes et casques de réalité mixte (virtuelle et augmentée).
Les dirigeants auraient discuté de réductions budgétaires pouvant atteindre 30% l'année prochaine, selon Bloomberg, qui cite des personnes proches du dossier.
Alaska Air Group évoluait dans le rouge (-0,75% à 45,03 dollars) après avoir annoncé, que son bénéfice au quatrième trimestre sera négativement affecté par le "shutdown", par une panne de son service informatique fin octobre ainsi que par la hausse des prix du carburant.
Rapporté par actions, élément de référence pour les marchés, le groupe prévoit désormais un bénéfice net de 10 cents, contre 40 cents auparavant.
L'éditeur de logiciels américain Salesforce prenait 1,25% à 181,82 dollars après des résultats trimestriels globalement conformes aux attentes.
L'opérateur de services d'informatique à distance (cloud) Snowflake fondait franchement (-10,48% à 237,24 dollars), pâtissant de prévisions en deçà des attentes, malgré des résultats encourageants au troisième trimestre.
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