Wall Street jauge avec prudence l'emploi américain

La Bourse de New York évolue en petite hausse vendredi, examinant un rapport sur l'emploi américain en décembre en demi-teinte, susceptible de déconcerter les investisseurs sur les prochaines décision...

La Bourse de New York évolue en petite hausse vendredi, examinant un rapport sur l'emploi américain en décembre en demi-teinte, susceptible de déconcerter les investisseurs sur les prochaines décisions de politique monétaire du pays.

Vers 14H55 GMT, le Dow Jones prenait 0,19%, l'indice Nasdaq 0,18% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,25%.

Cette réaction mitigée du marché "est classique lorsque différentes parties du rapport vont dans des directions opposées", note auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial.

Les Etats-Unis ont créé 50.000 emplois le mois dernier, selon les données officielles publiées vendredi, soit moins que les attentes des marchés, tandis que le taux de chômage a reculé à 4,4% par rapport à novembre.

Le rapport du ministère du Travail signale une dégradation des données pour les mois d'octobre et novembre. La révision est particulièrement négative pour le mois d'octobre, l'économie ayant finalement détruit 173.000 emplois sur cette période (contre 105.000 précédemment rapportés).

Il s'agit du premier rapport sur l'emploi complet et publié en temps et en heure depuis trois mois, une longue paralysie budgétaire ayant suspendu le travail des services statistiques pendant l'automne aux Etats-Unis.

Après la publication de ces données, "les arguments en faveur d'une baisse des taux cette année sont moins convaincants, ce qui explique en partie la réaction modérée du marché", assure Christopher Low.

Selon l'outil de veille CME FedWatch, les experts sont une majorité à n'attendre un nouvel assouplissement des taux de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) qu'en juin.

"Il faudra un certain temps" aux investisseurs pour digérer les nouvelles données sur l'emploi, prévient M. Low, ce qui pourra créer de la volatilité sur le marché boursier vendredi.

Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain se tendait vers 14H50 GMT. L'échéance à dix ans évoluait autour de 4,20% contre 4,17% à la clôture la veille.

L'échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, grimpait à 3,52% contre 3,49% jeudi.

Autre point d'attention majeur de la place américaine: la Cour suprême des Etats-Unis pourrait rendre vendredi son verdict sur la potentielle illégalité d'une partie des droits de douane américains imposés par Donald Trump à ses partenaires commerciaux.

Cela pourrait là aussi faire réagir les cours. Mais pour Christopher Low, même jugés illégales par la plus haute juridiction du pays, ces surtaxes pourraient réapparaître sous une autre forme dans les prochains mois.

Côté entreprises, le fabricant de puces Intel (+7,94% à 44,38 dollars) était en grande forme après la rencontre entre son patron et Donald Trump la veille.

"Le gouvernement américain est fier d'être actionnaire d'Intel et a déjà rapporté, grâce à sa participation américaine, des dizaines de milliards de dollars au peuple américain - EN SEULEMENT QUATRE MOIS", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Les entreprises spécialisées dans le nucléaire Vistra (+14,27%) et Oklo (+16,40%) s'envolaient après la signature d'accords pour assurer les ressources en énergie du géant américain de la technologie Meta (-0,09%).

Cet investissement de Meta intervient en pleine explosion de l'intelligence artificielle (IA), très gourmande en énergie.

Le constructeur automobile américain General Motors (-3,21% à 82,40 dollars) reculait après avoir annoncé l'inscription d'une charge exceptionnelle d'environ 7,1 milliards de dollars dans ses comptes du quatrième trimestre, liée en quasi-totalité aux véhicules électriques.

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