Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire

La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé mardi, les investisseurs surveillant de près les derniers développements géopolitiques au premier jour de l'Assemblée générale de l'ONU, tandis que le...

La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé mardi, les investisseurs surveillant de près les derniers développements géopolitiques au premier jour de l'Assemblée générale de l'ONU, tandis que les valeurs technologiques sont restées recherchées.

Le Dow Jones a reculé de 0,36% et l'indice élargi S&P 500 a terminé à l'équilibre (+0,00%). L'indice Nasdaq - qui rassemble les grands noms de la tech - a décroché un nouveau record en clôture, le deuxième d'affilée, à 27.244,28 points (+0,45%).

"Le marché suit de près l'actualité diplomatique", notamment concernant le Moyen-Orient, résume auprès de l'AFP Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com.

A la tribune du sommet annuel de l'ONU mardi, Donald Trump a d'abord menacé d'anéantir l'Iran puis annoncé une reprise du dialogue avec Téhéran.

"C'est une rencontre qui a duré trois heures", a dit le président américain, en parlant d'une "très bonne" réunion et en assurant qu'une autre discussion était prévue "dans un futur très proche".

L'information a fait chuter les cours du pétrole, entraînant les taux obligataires dans leur sillage.

Le rendement des emprunts de l'État américain à dix ans évoluait autour de 4,95% vers 20H15 GMT, après avoir grimpé jusqu'à 4,98% en séance.

"Les marchés espèrent qu'un accord minimal puisse être trouvé, de quoi geler la situation pour l'instant et éloigner le risque d'une action militaire", remarque M. O'Hare.

Mais la place américaine reste prudente, note l'expert, Donald Trump étant connu pour "agiter régulièrement la perspective d'une trêve devant les marchés."

Les investisseurs attendent aussi avec impatience le sommet qui réunira jeudi, à Washington,le président américain et son homologue chinois Xi Jinping.

"La perspective d'une avancée dans les relations diplomatiques ou d'un geste positif sur le front commercial" susciterait l'enthousiasme de Wall Street, estime Patrick O'Hare.

Sam Stovall, analyste de CFRA, avait néanmoins confié à l'AFP lundi qu'il ne s'attendait pas à de grandes percées, seulement de potentielles "promesses" commerciales.

Côté entreprises, les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA) ont continué de soutenir le marché, au lendemain d'une forte hausse.

Les spécialistes des puces ont terminé dans le vert, comme le géant Nvidia (+0,66%), Micron (+5,00%), Intel (+1,71%) ou AMD (+1,34%).

Le site de commerce en ligne Shopify a brillé (+7,12% à 147,74 dollars) après avoir annoncé qu'elle permettrait au nouvel agent d'IA de Meta, Muse, d'effectuer des achats pour le compte des utilisateurs auprès des boutiques présentes sur sa plateforme.

"Le secteur financier reste clairement le maillon faible" à Wall Street, en raison notamment "de craintes liées au ralentissement des activités de trading et des banques d'investissement", observe Patrick O'Hare.

Wells Fargo a reculé (-3,92%), de même que JPMorgan (-3,40%), Bank of America (-3,00%) ou Citigroup (-1,90%).

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