Vivendi : décroche, la Cour d'appel de Paris donne raison à Bolloré

Importante victoire judiciaire pour Vincent Bolloré. La Cour d'appel de Paris a confirmé sa position de longue date selon laquelle il ne contrôlait pas Vivendi avant la scission du conglomérat en 2024...

Importante victoire judiciaire pour Vincent Bolloré. La Cour d'appel de Paris a confirmé sa position de longue date selon laquelle il ne contrôlait pas Vivendi avant la scission du conglomérat en 2024. La Cour a rejeté les arguments avancés par l'actionnaire minoritaire CIAM, soutenant que la scission du groupe ne garantissait pas une meilleure valorisation des actifs et favorisait indûment la société holding du milliardaire.

Fin novembre, la Cour de cassation avait annulé un premier arrêt de la Cour d'appel de Paris rendu en avril, qui estimait que Vincent Bolloré contrôlait Vivendi, et que l'Autorité des marchés financiers devait réexaminer la scission du groupe survenue fin 2024.

La décision du jour exonère ainsi l'actionnaire de référence de Vivendi de toute indemnisation des actionnaires minoritaires. Bolloré n'aura pas à lancer une OPA sur le reste du capital de Vivendi.

Les entités issues de la scission sont désormais cotées dans trois pays : Vivendi et l'éditeur Louis Hachette Group à Paris, la filiale de télévision payante Canal+ à Londres et l'agence de publicité Havas à Amsterdam.

Julien Visconti, avocat du fonds activiste, a indiqué que le CIAM allait se pourvoir en cassation.

Dans un marché fortement baissier, Vivendi décroche de plus de 11% à la suite de cette information alors que Bolloré progresse de près de 1%.

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