United Airlines perdait de l'altitude hier en post-marché à New York après avoir revu à la baisse sa guidance annuelle en raison de la flambée des prix du carburant. La compagnie aérienne compagnie prévoit désormais un bpa ajusté entre 7 et 11 dollars en 2026, contre 12 à 14$ visés précédemment, et un consensus logé à 9,08$. Ces perspectives plus prudentes placent United dans la même catégorie que ses concurrents confrontés aux mêmes difficultés. Delta Air Lines a décidé de ne pas actualiser ses prévisions pour l'exercice, invoquant l'incertitude liée au coût du carburant et aux tensions géopolitiques, tandis qu'Alaska Air a retiré toutes ses prévisions pour 2026.
Sur le premier trimestre, le groupe a enregistré un bpa ajusté de 1,19$ contre 91 cents un an plus tôt et 1,09$ attendus par les analystes, pour des revenus de 14,61 Mds$ (+11%). La firme basée à Chicago a indiqué que la demande restait soutenue, notamment auprès des clients à hauts revenus, reprenant ainsi les propos de Delta et d'Alaska.
Pour le deuxième trimestre, United prévoit un bénéfice par action compris entre 1 et 2 dollars, sur la base d'un prix du carburant d'environ 4,30$ le gallon. Les dépenses de carburant ont bondi de 12,6% au premier trimestre pour atteindre 3,04 milliards de dollars, soit une hausse d'environ 340 M$ par rapport à l'année précédente, a précisé la compagnie.
Compte tenu de la hausse des coûts, United a annoncé une réduction de sa croissance prévue d'environ 5% et anticipe désormais une capacité (ou sièges-kilomètres offerts) stable ou en hausse d'environ 2% au second semestre 2026 par rapport à l'année précédente. La compagnie prévoit de récupérer environ 40% à 50% de la hausse des coûts du carburant grâce à une modification de ses prix au deuxième trimestre, et de 85% à 100% d'ici le quatrième trimestre.