Showroomprivé (SRP Groupe) recule de 2,9% à 1 euro au lendemain de la présentation de compte semestriels en retrait avec une perte nette de 23,1 ME. Le groupe européen spécialisé dans la vente événementielle anticipe, sur la base d'une consommation des ménages au ralenti, et des éléments opérationnels actuellement disponibles, un non-respect probable d'un covenant bancaire relatif à l'EBITDA annuel 2026. Sur ces bases, la société va engager des discussions avec ses banques créancières en vue d'obtenir un 'standstill'.
Le groupe constate "la poursuite d'une amélioration de l'activité mais qui reste très fragile en raison de l'attentisme des consommateurs". Au second semestre, Showroomprivé concentrera ses efforts sur le renforcement des équipes et de la gouvernance de ses principales activités, notamment Maison & Tech, Beauté, Media, Voyage et International. L'arrivée de profils expérimentés doit permettre d'améliorer la qualité de l'exécution commerciale et d'accélérer les plans de redressement engagés, estime Showroomprivé.
Si les résultats témoignent d'une amélioration progressive de la rentabilité par rapport à 2025, celle-ci demeure néanmoins encore insuffisante avec des résultats toujours négatifs et une visibilité encore limitée sur un redressement notable, affirme Oddo BHF. Les actions engagées sur la structure de coûts, la rationalisation de l'organisation et la réorientation de l'offre commencent progressivement à produire leurs effets, mais le rythme de redressement reste contraint par la faiblesse persistante des métiers historiques (pôle Maison et Tech -24%, pôle Beauté - 40%, pôle Mode stable et SRP Services -18%), la baisse du nombre d'acheteurs (-6,5%) et le recul des commandes (-1,7%). Si la croissance soutenue de la Marketplace et la progression de l'international constituent des éléments encourageants (redressement progressif attendu au S2), elles demeurent insuffisantes à ce stade pour compenser le momentum des métiers historiques, qui continuent de peser sur l'activité et la rentabilité du groupe, souligne ainsi le courtier, à 'sous-performer' avec une cible de 0,4 euro.