Repli en Europe, la dette française et le luxe inquiètent

(Zonebourse.com) - Au lendemain d'un rebond, les principaux indices européens se sont retrouvés dans le rouge, le CAC 40 en tête. La Bourse de Paris a fini sur un repli de 1,39%, à 7 811,26 points, ...

(Zonebourse.com) - Au lendemain d'un rebond, les principaux indices européens se sont retrouvés dans le rouge, le CAC 40 en tête. La Bourse de Paris a fini sur un repli de 1,39%, à 7 811,26 points, le DAX 40 à Francfort a cédé 1,04% et le FTSE 100 à Londres a fait preuve d'un peu plus de résistance avec une perte de seulement 0,27%.

Si la performance du marché français a été plus mauvaise que celles de ses confrères européens, c'est principalement en raison de la hausse du coût de sa dette, mais aussi de l'exposition de l'indice au secteur du luxe. En termes de capitalisation boursière, ce dernier représente soit 24% du total de l'indice CAC 40, soit 15% en excluant L'Oréal, plus importante pondération avec une capitalisation boursière de 216 milliards d'euros.

Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat à 10 ans français est au-dessus des 5%, à 5,074%, au plus haut niveau depuis 2002. En parallèle, au moment de la clôture en Europe, le "spread" (ou la différence) entre les obligations de la France et de l'Allemagne à 10 ans était de 173 points de base, se rapprochant de son record de 2011, en pleine crise de la dette de la zone euro, à 190 points, ou à un pic proche de 200 points de base en séance.

L'autre facteur qui a pesé sur la Bourse de Paris, est dans une moindre sur les autres places européennes, c'est le net repli du luxe. La publication d'Hermès a pesé sur l'ensemble du secteur. Le titre du sellier a chuté de 4,94%, portant son repli depuis le début de l'année à près de 40%. Le groupe a publié un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux prévisions, notamment à cause d'un ralentissement en Chine. Le repli d'Hermès a entraîné les autres valeurs du luxe dans le rouge, à l'image de Kering qui a perdu 1,27% ou encore LVMH -0,21%.

La hausse du pétrole surveillée

Au niveau géopolitique, l'Iran a rapporté que quatre navires ont été touchés dans le Golfe Persique après avoir été surpris en train de réaliser des transbordements de pétrole, tandis que trois autres bâtiments auraient heurté des mines à l'ouest du détroit d'Ormuz.

La conséquence est directe sur le marché des matières premières, avec une hausse des cours de l'or noir. Au moment de la clôture en Europe, le WTI à New York progressait de 0,61%, à 98,53 dollars, et le Brent de la mer du Nord avançait de 1,63%, à 111,42 dollars.

Au niveau de la macro-économie, les investisseurs se sont contentés de prendre connaissance des nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis. Elles se sont élevées à 194 000 unités, contre 200 000, attendu.

Sur le marché des devises, à 17h30, l'euro reculait face au billet vert (-0,29%) et se négociait contre 1,1201 dollar.

Dans l'actualité des valeurs

Thales a cédé du terrain (-1,43%), pourtant, le groupe surpassé les attentes du marché en dévoilant un chiffre d'affaires supérieur de 2% au consensus et des prises de commandes dépassant les prévisions de 9%.

FDJ United s'est affaissé de 2,09%. Pour la seconde fois en trois mois, le groupe a abaissé ses perspectives annuelles après un troisième trimestre décevant. Sur les neuf premiers mois de 2026, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 2,576 milliards d'euros, en recul de 5,6%, dont plus de deux points imputables à l'alourdissement de la fiscalité. Le troisième trimestre a accentué la tendance, avec des revenus en baisse de 8,1%, à 794 millions d'euros.

Ailleurs en Europe, UCB a flambé de 21,64%. Grâce à une bonne dynamique commerciale sur ses deux principaux traitements (Bimzelx et Cimzia) la société biopharmaceutique belge a encore relevé ses objectifs financiers annuels.

Nokia (-9,72%), l'équipementier finlandais a publié jeudi un troisième trimestre supérieur aux attentes en données comparables, porté par une envolée de ses ventes aux clients de l'intelligence artificielle et du cloud, et a confirmé sa prévision annuelle. Mais son résultat d'exploitation publié a reculé, ses charges de restructuration ont gonflé et sa trésorerie s'est dégradée.

En Suisse, Schindler ( 8,73%) s'est distingué après avoir affiché une dynamique de croissance rentable renforcée au terme des neuf premiers mois de l'exercice 2026, portée par un troisième trimestre solide. La performance enregistrée sur la période a amené le groupe à réviser à la hausse sa prévision de marge opérationnelle pour l'ensemble de l'année.

Kuehne Nagel a cédé 2,48%. Le groupe de transport et de logistique a pourtant dévoilé un troisième trimestre 2026 marqué par une nette accélération de son activité. Le chiffre d'affaires net s'est établi à 7,4 milliards de francs suisses, en hausse de 22% sur un an.

A Amsterdam, BESI a cédé 3,20%. L'équipementier néerlandais pour semi-conducteurs a enregistré au troisième trimestre des prises de commandes de 342,6 MEUR, en hausse de 96% sur un an et très au-dessus des attentes, portées par les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle. Mais il a annoncé un chiffre d'affaires du quatrième trimestre stable, sous le consensus.

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