Renault qui a rebondi hier de 3,6% campe à 33,80 euros ce vendredi, alors que le marché a salué le sursaut du marché automobile européen en juillet... Les immatriculations de véhicules neufs dans l'Union européenne ont en effet rebondi de 7,4% le mois passé à 914.680 unités. Les ventes ont notamment progressé de 11% en Allemagne mais elles ont reculé de 5% en Grande-Bretagne, de 7,7% en France et de 5,1% en Italie, montrent les données de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). La part de marché des voitures électriques à batterie s'est élevée à 15,6% en juillet, contre 12,5% en juillet 2024. Les modèles hybrides électriques ont poursuivi leur forte croissance, conservant leur place de motorisation la plus populaire auprès des acheteurs (34,7% de pdm). Dans le même temps, la part de marché combinée des voitures à essence et diesel est tombée à seulement 37,7%, contre 47,9% un an plus tôt...
En dépit de la hausse globale des ventes de voitures électriques le mois dernier sur le continent, Tesla a de nouveau subi un déclin et perdu des parts de marché pour un septième mois consécutif, nettement devancé notamment par la firme chinoise BYD, dont les ventes mensuelles en Europe étaient recensées pour la première fois. Les ventes de la firme d'Elon Musk ont chuté de 42,4% sur un an et sa part de marché en Europe est passée sur la même période de 1,3% à 0,7%. BYD a vu au contraire ses ventes bondir de 206,4% et sa part de marché s'établir à 1,1%. Chez les constructeurs français, Renault (+9,4%) s'est nettement mieux comporté que Stellantis (-0,9%) le mois passé.
Brokers en question
Parmi les derniers avis de brokers, Citi reste à l'achat sur Renault en visant un cours de 42 euros. Le constructeur automobile tricolore a dernièrement confirmé ses perspectives financières 2025 révisées le 15 juillet dernier, soit une marge opérationnelle du groupe autour de 6,5% et un free cash-flow compris entre 1 et 1,5 MdE. Au cours de la conférence de présentation, le directeur financier Duncan Minto a dit prévoir un rebond de la marge opérationnelle au second semestre, qui devrait ressortir proche du niveau de la même époque de l'an dernier (7,1%), notamment grâce à une inversion de l'effet négatif de la déconsolidation de l'activité moteur thermiques et hybrides Horse.
Parmi les autres avis de brokers, la Deutsche Bank a ramené sa cible à 44 euros sur le constructeur avec un avis à 'conserver'. Bernstein ('surperformance') estime enfin que le message du groupe est plutôt "serein" après les turbulences, tandis que l'entreprise anticipe un second semestre plus solide...