Mi-séance Paris : sixième séance consécutive de recul en vue pour le CAC 40

LA TENDANCE Le CAC40 semble bien parti pour aligner une sixième séance consécutive de recul. L'indice parisien perd 0,5% en fin de matinée autour de 8.540 points et s'éloigne de son record de 8.7...

LA TENDANCE

Le CAC40 semble bien parti pour aligner une sixième séance consécutive de recul. L'indice parisien perd 0,5% en fin de matinée autour de 8.540 points et s'éloigne de son record de 8.755 points atteint lors de la séance du 7 août.

La trêve entre les États-Unis et l'Iran arrive à expiration et Téhéran a menacé d'adopter une posture militaire "entièrement offensive". De son côté, Donald Trump a déclaré ne pas vouloir prolonger l'accord provisoire avec l'Iran alors que de nouveaux affrontements ont également éclaté au Liban. Une situation pour le moins tendue et incertaine qui se traduit par un retour du baril de pétrole Brent au-dessus des 90 dollars et ravive les craintes inflationnistes.

Ces inquiétudes, combinées à celles concernant les dépenses publiques américaines et à l'afflux de dette à long terme aux Etats-Unis, ont entraîné une nouvelle poussée des taux obligataires américains : le rendement de la dette US à 30 ans atteint 5,324%, un niveau inédit depuis juin 2007. En France, le taux de l'obligation à 10 ans a dépassé 4,10%, au plus haut depuis 2009.

VALEURS EN HAUSSE

Parmi les rares hausses significatives du CAC 40, TotalEnergies gagne 1,2% à 76,8 euros dans le sillage des cours pétroliers.

VALEURS EN BAISSE

Soitec (-9% à 121 euros) et STMicro (-5% à 46,7 euros) redescendent fortement après leur vive hausse de lundi, d'autant que le Nasdaq américain est attendu en baisse de plus de 1%.

Schneider Electric décroche de près de 3%, de retour sur les 300 euros après ses récents records à 312 euros

Planisware cède près de 3% à 24,5 euros. UBS a dégradé l'éditeur de logiciels SaaS à 'neutre'. L'objectif est néanmoins remonté de 22,5 à 26 euros.

Hermès perd environ 1% à 1.536 euros. RBC Capital a dégradé le sellier à 'performance de marché' tout en ramenant sa cible de 1.900 à 1.700 euros. Le broker estime que la prime de croissance du groupe de luxe, qui justifiait sa valorisation supérieure à la moyenne du secteur, est en train de se réduire. Il prévoit un taux de croissance annuel composé (CAGR) du chiffre d'affaires et du bénéfice par action de +7% pour Hermès jusqu'à l'exercice 2030, contre une moyenne de +5% pour le secteur du luxe.

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