Mi-séance Paris : le CAC 40 se rapproche des 8.300 points avant la réunion de la BCE

LA TENDANCE Le CAC 40 s'est hissé au-dessus des 8.300 points en début de séance, jusqu'à 8.312,68 points, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 16 janvier dernier. En fin de matinée, la progr...

LA TENDANCE

Le CAC 40 s'est hissé au-dessus des 8.300 points en début de séance, jusqu'à 8.312,68 points, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 16 janvier dernier. En fin de matinée, la progression s'émousse à 0,2% pour revenir autour de 8.280 points pour l'indice parisien.

Les décisions de politique monétaire sont attendues dans la journée pour la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne. Le statu quo sur les taux est anticipé par les investisseurs alors que l'inflation dans la zone euro est tombée à 1,7% le mois dernier. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, devrait être interrogée sur le renforcement de l'euro, susceptible de peser sur les perspectives d'inflation.

Pour ce qui est des publications d'entreprises, les résultats de BNP Paribas et ArcelorMittal sont bien accueillis.

VALEURS EN HAUSSE

En tête du CAC 40, BNP Paribas gagne 3,7% à 94,3 euros après avoir présenté un bénéfice meilleur que prévu au quatrième trimestre malgré l'activité de la banque d'investissement, porté par la croissance de la division assurance et gestion d'actifs et par une légère reprise de banque de détail. Le résultat net part du groupe pour les trois mois à fin décembre est ainsi ressorti à 2,97 milliards d'euros, en hausse de 28% sur un an, dépassant les 2,84 milliards attendus en moyenne par le consensus de marché. Le groupe vise une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE), supérieure à 13% d'ici 2028, contre 13% précédemment. BNP Paribas souhaite également porter son coefficient d'exploitation à moins de 56%, contre un objectif précédent d'environ 58%. La croissance annuelle moyenne du résultat net part du groupe est anticipée au-dessus de 10% sur la période 2025-2028, aidée par "l'amélioration significative du coefficient d'exploitation". BNP Paribas prévoit des mesures d'efficacité opérationnelles en 2026 à hauteur environ de 600 millions d'euros, portant le total des économies de coûts récurrentes pour la période 2022-2026 à 3,5 milliards d'euros, soit au-dessus des 2,9 milliards d'euros initialement prévus.

Legrand gagne 3% à 139 euros et Schneider Electric 1,2% au-dessus de 250 euros. Les entreprises européennes exposées à l'intelligence artificielle et aux centres de données sont dopées par l'incroyable plan d'investissement annoncé par Alphabet hier soir du fait évidemment des dépenses massives dans l'IA. La maison mère de Google va investir 185 milliards de dollars cette année, contre 119,5 milliards attendus par les analystes afin de poursuivre son développement à marche forcée dans l'IA. Ces prévisions de dépenses pour 2026 sont supérieures à celles des trois années précédentes cumulées !

ArcelorMittal gagne 3% à 49 euros après sa publication annuelle, au plus haut niveau depuis 2011. Le premier sidérurgiste européen a dégagé un Ebitda de 1,59 milliard de dollars au quatrième trimestre, légèrement au-dessus des attentes des analystes, pour un chiffre d'affaires de 14,97 Mds$. La société basée au Luxembourg prévoit un Capex pour 2026 de 4,5 à 5,0 milliards de dollars afin de soutenir la croissance à moyen et long terme et estime que la demande mondiale d'acier hors Chine devrait croître d'environ 2% au cours de l'exercice en cours.

Publicis reprend près de 2% à 78 euros mais CapGemini peine à rebondir. Les deux titres viennent de subir deux séances de forte baisse à cause des inquiétudes de l'essor de l'IA sur certains modèles économiques, comme les logiciels et la publicité.

VALEURS EN BAISSE

Renault abandonne encore 1,3% à 31,7 euros et Stellantis 2,5% à 8,4 euros alors que les notes d'analystes prudentes se succèdent dans le secteur automobile. Goldman Sachs reste 'neutre' sur le constructeur au losange, mais a ajusté en baisse sa cible de 36 à 31 euros, tandis que Morgan Stanley a expliqué que si le ratio rendement/risque s'est légèrement amélioré pour les constructeurs automobiles européens, la pression croissante des exportations automobiles chinoises reste préoccupante pour les acteurs majeurs du marché.

Crédit Agricole cède de 0,7% sur les 18 euros après son point annuel. La banque verte a fait état d'un résultat net de 1,03 milliard d'euros au quatrième trimestre, en baisse de 39,3% sur un an, impacté par la première consolidation de Banco BPM pour -607 ME, enregistrée sur la ligne des mises en équivalence. Le Crédit Agricole a porté sa participation dans son concurrent italien à un peu plus de 20%, dans un contexte de forte activité de fusions-acquisitions sur son deuxième marché. Le produit net bancaire atteint 6,966 MdsE, en repli de 1,8%. Le consensus 'Bloomberg' tablait sur un bénéfice net de 1,1 MdE pour des revenus de 6,78 MdsE. À l'instar d'autres grandes banques européennes, Crédit Agricole a bénéficié de la hausse des taux d'intérêt et de la résilience de la demande de prêts, en particulier dans ses activités internationales et entreprises, alors même que les marges de la banque de détail en France sont restées sous pression...

Engie recule de 1,5% à 25,6 euros. JP Morgan a abaissé sa recommandation à 'neutre', estimant que le marché comprend mieux le groupe énergétique avec un écart de valorisation qui se réduit par rapport à ses concurrents. 'objectif de cours est maintenu à 24,50 euros.

Sodexo trébuche de 2,4% à 45 euros, influencé par le recule de Compass Group à Londres. Le plus grand prestataire de restauration collective au monde a fait état d'une croissance organique de 7,3% au premier trimestre, portée par une croissance soutenue dans ses segments sports & loisirs ainsi que entreprises & industries. Si la progression ressort supérieure aux attentes des analystes (+7,1%), elle marque néanmoins un ralentissement par rapport à la hausse de 9,2% enregistrée un an plus tôt.

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