LA TENDANCE
Après plus de 3% de perdu pour le CAC 40 en l'espace de deux séances, le marché parisien peine à remonter. Un léger rebond s'observe en fin de matinée, +0,4% à 7.740 points, mais la Bourse de Paris reste pénalisée par le risque de nouveau blocage politique cet automne avec la censure potentielle du gouvernement Bayrou qui rendrait encore très compliquée l'élaboration du Budget 2026 de la France. Sur les marchés obligataires, le rendement de l'OAT 10 ans se détend très légèrement après avoir dépassé les 3,50% hier, un plus haut depuis le mois de mars.
Les opérateurs attendent la publication des résultats de Nvidia ce soir après la clôture. Le géant américain des puces électroniques devrait fournir des indices sur la durabilité des dépenses massives en IA et sur la manière dont la rivalité sino-américaine pèse sur sa croissance. Les attentes sont très élevées, l'action de l'entreprise ayant progressé de près de 35% depuis le début de l'année. En juillet, Nvidia est devenue la première entreprise à voir sa capitalisation boursière dépasser les 4.000 milliards de dollars.
VALEURS EN HAUSSE
Le secteur du luxe retrouve un certain statut défensif. Comme hier, LVMH, Hermès et Kering surperforment la tendance avec des hausses de l'ordre de 1%.
Vinci et Bouygues remontent d'environ 1% après une séance difficile hier, l'instabilité politique étant de nature à pénaliser le budget des travaux publics ou le secteur des concessions.
VALEURS EN BAISSE
Société Générale perd encore 0,5% à 51,8 euros après une correction de 10% en l'espace de deux séances depuis l'annonce par François Bayrou d'un vote de confiance le 8 septembre prochain à l'Assemblée nationale qui laisse entrevoir une nouvelle crise politique majeure en France. Goldman Sachs a revalorisé la Société Générale de 53,25 à 62,75 euros ('neutre').
Également parmi les plus fortes baisses du CAC40 hier en raison du risque politique, BNP Paribas et Crédit Agricole reculent à nouveau d'environ 1%.
Stellantis cède 0,3% à 8,39 euros. Les constructeurs automobiles européens veulent revoir le cadre adopté pour le secteur et notamment l'interdiction des moteurs à combustion prévue par l'Union européenne afin de réduire les émissions de Co2. Dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, les dirigeants des principaux groupes de pression de l'industrie exhortent la présidente de la Commission européenne à revoir son projet d'élimination progressive des véhicules à combustibles fossiles d'ici le milieu des années 2030, arguant que la domination de la Chine sur la chaîne d'approvisionnement des véhicules électriques et les nouvelles barrières commerciales américaines constituent de nouveaux obstacles.
Nexity recule de plus de 3% à 9,65 euros. CIC Market Solutions a dégradé le groupe immobilier à 'neutre' en visant 11 euros.