Mi-séance Paris : le CAC 40 interrompt sa baisse malgré la recrudescence des tensions au Moyen-Orient

Le CAC 40 s'est offert un net rebond au-dessus des 8.300 points en début de séance mais ne progresse plus que de 0,25% en fin de matinée autour de 8.275 points. La recrudescence des tensions au M...

Le CAC 40 s'est offert un net rebond au-dessus des 8.300 points en début de séance mais ne progresse plus que de 0,25% en fin de matinée autour de 8.275 points.

La recrudescence des tensions au Moyen-Orient, depuis hier, avec des bombardements réciproques, ainsi que les propos belliqueux de Trump ont inquiété les investisseurs en raison des conséquences sur le prix du baril de pétrole d'un nouveau blocage du détroit d'Ormuz. L'armée américaine a annoncé mercredi soir, dans une publication sur les réseaux sociaux, avoir "commencé à mener des frappes supplémentaires contre l'Iran afin d'affaiblir davantage sa capacité à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz". Un peu plus tôt mercredi, Donald Trump avait déclaré que le cessez-le-feu entre les deux pays était "terminé" et a évoqué la possibilité de nouvelles actions militaires, notamment le rétablissement d'un blocus américain du détroit d'Ormuz. Il a par la suite, et comme souvent, fait quelque peu marche arrière en affirmant à des journalistes à bord d'Air Force one : "ils veulent tellement conclure un accord". L'armée iranienne a de son côté indiqué avoir visé, en représailles, le Koweït, Bahreïn mais aussi le Qatar.

Selon les opérateurs, bien que ces tensions reflètent la fragilité de la trêve entre les deux camps, aucun des deux gouvernements ne souhaite un retour à une guerre ouverte, et les parties devraient probablement reprendre les négociations. Le baril de pétrole, en nette hausse hier, revient d'ailleurs en arrière ce jeudi avec un Brent pour livraison rapprochée à 77 dollars.

VALEURS EN HAUSSE

Soitec et STMicroelectronics, en forte baisse hier dans le sillage de la publication de Samsung, reprennent environ 4%.

STMicroelectronics affiche la plus forte hausse du CAC 40 en revenant au-dessus des 60 euros ce jeudi midi devant la Société Générale qui rebondit de 2,6% à 73,1 euros. Morgan Stanley a rehaussé son objectif de 83 à 86 euros sur la banque française ('surpondérer').

BNP Paribas progresse aussi de 1,5% à 99,7 euros, porté par deux recommandations. Goldman Sachs a porté sa cible de 108 à 122 euros ('achat') et Morgan Stanley de 107 à 115 euros ('pondération en ligne').

Stellantis (stable autour de 4,7 euros) résiste à une dégradation de JP Morgan. La banque a abaissé sa recommandation sur le constructeur à 'neutre', anticipant une reprise plus lente pour la société. Elle estime que le groupe a encore besoin d'environ 14 mois avant de pouvoir tirer parti d'achats de composants à moindre coût. L'objectif de cours est coupé de 10 à 6 euros.

Safran gagne 0,7% à 335 euros. UBS a revalorisé Safran de 310 à 360 euros ('neutre') et Bernstein de 350 à 410 euros ('surperformer').

VALEURS EN BAISSE

Plus forte baisse du CAC 40, Thales recule de 2,5% à 227,8 euros. Les analystes d'UBS ont ramené leur objectif de cours de 390 à 330 euros ('achat').

Kaufman and Broad (-1% à 24 euros) maintient les guidances, présentées fin janvier dernier sur l'ensemble de l'exercice 2026. Le chiffre d'affaires du groupe devrait se situer à un niveau comparable à celui de l'exercice 2025. Le taux de résultat opérationnel courant devrait être proche de 8%. Au premier semestre de l'exercice en cours, le résultat opérationnel courant s'est établi à 39,9 ME (38,6 ME en 2025) avec une marge de 8%.

TFF abandonne 3,5% à 15,7 euros au lendemain de la présentation de comptes annuels dégradés dans un environnement peu porteur. TFF Group a dégagé sur son exercice 2025-2026 un EBITDA de 48,2 ME en recul de 40% mais représentant 15,4% du chiffre d'affaires Les effets de la sous-activité et les droits de douane US ont pesé sur le niveau de marge malgré un pilotage efficace des dépenses de fonctionnement, en baisse significative. Le résultat opérationnel courant se situe à 28,5 ME, soit 9,1% du chiffre d'affaires (14,2% en 2024-2025), en retrait de 53% après impact d'amortissements élevés, à hauteur de 19,1 ME. Le résultat opérationnel à 22,9 ME soit 7,3% du chiffre d'affaires, enregistre des provisions pour dépréciation de créances clients et de stocks non récurrentes à hauteur de 5,6 ME. Le bénéfice net ressort à 8,8 ME contre 30,7 ME un an plus tôt. Pour l'exercice en cours, les niveaux d'activité sont attendus en baisse dans des proportions inférieures à celles de l'exercice passé.

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