Le CAC 40 est emporté par le mouvement de baisse générale des indices, au lendemain du résultat des MidTerms. Il cède ce midi 1,71% à 8.065 points. La rotation sectorielle, qui l'a fait progresser ces dernières séances, à l'inverse des marchés américains et asiatiques, pour le porter au-delà des 8.200 points hier en clôture, a ses limites. La très forte chute de Wall Street hier soir pèse ce matin sur Paris qui toutefois limite la casse par rapport aux autres marchés internationaux, les valeurs technologiques et liées à l'IA y étant moins nombreuses. Le Nikkei japonais a clôturé sur un décrochage de 5,96% ce matin !
Les marchés craignent que la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat américaines de mardi n'entraîne un renforcement de la surveillance réglementaire sur l'intelligence artificielle. La vague bleue historique démocrate sortie des urnes américaines mardi soir laisse planer l'incertitude quant à la marge de manoeuvre politique restante pour Donald Trump.
La vague de ventes bénéficie toutefois au marché obligataire, les rendements étant à la baisse après des semaines de vives tensions face aux craintes budgétaires alors que les dettes publiques s'accentuent en raison de l'inflation et du conflit au Moyen-Orient. L'OAT dix ans évolue à 4,79%, le T-Bond à même échéance tourne autour de 4,84%.
Dans le même temps, les cours pétroliers s'apprêtent à enregistrer une large baisse hebdomadaire, dans la perspective d'une désescalade du conflit avec l'Iran après le revers électoral subi par le parti du président américain. Le cours du Brent de la Mer du Nord demeure sous les 100$ à 97,92$ le baril pour les contrats à échéance en janvier 2027.
Côté valeurs, l'avertissement de TP (ex Teleperformance) conduit à une chute de près de plus de 16%. Genfit décroche pour sa part de près de 12% sur des résultats jugés décevants, en dépit du soutien de Porzamparc et Oddo, qui demeurent à l'achat sur le titre.
A l'agenda des statistiques, le déficit commercial de la France s'est établi à 7,314 milliards d'euros à fin septembre, montrent les données publiées ce vendredi par le bureau des Douanes françaises. À la fin du mois d'août, le déficit s'élevait à 5,972 milliards d'euros (révisé de 6,122 milliards d'euros). Dans la zone euro, les ventes de détails ajustées de l'inflation ont baissé de 0,7% au mois de septembre, sous le consensus à -0,1% et après avoir gagné +0,4% en août, montrent les données Eurostat.
VALEURS EN HAUSSE
A rebours de la tendance, Air France-KLM (+5,66% à 13,35 Euros) bondit sur une relèvement de recommandation de Barclays. La compagnie aérienne française et KLM saluent par ailleurs l'arrêt rendu, ce 5 novembre, par la Cour de justice de l'Union européenne qui annule l'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 7 février 2024. Sur recours de Ryanair, cet arrêt avait annulé la décision de la Commission européenne de juillet 2020 approuvant l'aide de liquidité octroyée à KLM par les Pays-Bas pour surmonter la pandémie de Covid-19. La conséquence immédiate de l'arrêt de la Cour, favorable à Air France-KLM, est de rendre son plein effet à la décision de la Commission précédemment annulée. La Cour renvoie l'affaire au Tribunal pour examiner les autres moyens de Ryanair sur lesquels le Tribunal ne s'était pas prononcé en première instance. Air France-KLM mettra tout en oeuvre pour défendre les intérêts du groupe et ses filiales dans cette affaire. Air France-KLM rappelle que l'ensemble des mesures de soutien reçues par Air France-KLM, Air France et KLM pendant la période du Covid-19 ont déjà été remboursées avec intérêts dès 2023, conformément au cadre juridique applicable.
Bonduelle (+1,84% à 8,31 Euros) : le chiffre d'affaires du Groupe, au 1er trimestre de l'exercice 2026-2027 (du 1er juillet au 30 septembre 2026), s'établit à 524,8 millions d'euros, en progression de +0,5% en données comparables et de +1% en données publiées par rapport à la même période de l'exercice précédent. La progression de l'activité au 1er trimestre reflète des évolutions contrastées selon les zones géographiques et les catégories de produits. La croissance de la zone Europe compense le recul de la zone hors Europe. Par segment d'activités, la conserve progresse de +9,8% en données comparables et le surgelé de +1,1%, tandis que le frais élaboré recule de -10,7%. Lors de l'Assemblée générale du 3 décembre, la direction de Bonduelle proposera aux actionnaires d'approuver la distribution d'un dividende de 0,25 euro par action au titre de l'exercice 2025-2026. Pour l'exercice 2026-2027, les orientations du groupe, communiquées le 2 octobre, privilégient le maintien de la rentabilité et l'amélioration des fondamentaux financiers du groupe, notamment la génération de cash-flow et la réduction de l'endettement, dans un environnement marqué par de fortes incertitudes agricoles et géopolitiques.
LNA Santé (+0,40% à 25,40 Euros) : sur les 9 premiers mois de l'exercice 2026, le chiffre d'affaires Exploitation s'établit à 702,7 millions d'euros, en progression de +8,4% par rapport à la même période de 2025, dont +6,7% en croissance organique. Le chiffre d'affaires Immobilier s'établit à 26,1 ME au 30 septembre 2026 (22,2 ME un an plus tôt), soit une hausse de +17,6%, dont 7,2 ME réalisés au 3e trimestre (+12,1%). Le chiffre d'affaires global ressort à 728,8 ME, en croissance de +8,7%.
Sur le CAC 40, seuls trois titres sont dans le vert ce midi : ArcelorMittal (+0,88%), Legrand (+1,45%) et STMicroelectronics (+2,20%).
VALEURS EN BAISSE
Lanterne rouge du CAC 40, Publicis abandonne 3,15% à 101,60 euros et met fin à une série haussière de six séances. UBS a dégradé le titre à 'neutre' tout en ramenant sa cible à 100 euros. La banque affirme que le ralentissement des gains de parts de marché et la pression sur les prix liée à l'IA limitent la hausse au-delà de 2027.
Euronext (-1,43% à 171,80 Euros) : l'EBITDA ajusté s'est élevé à 364,2 millions d'euros (+31,6%) et la marge d'EBITDA ajusté a atteint 66,5% (+3,3 points). Le résultat net publié s'est établi à 194,9 millions d'euros (+30,2%) et le bénéfice par action publié à 1,92 euro (+28,9%). Le résultat net ajusté a atteint 223,2 millions (+32%) et le bénéfice par action ajusté, 2,21 euros (+31,5%). Le ratio dette nette/EBITDA s'établissait à 1,1x fin septembre 2026, se situant ainsi dans la fourchette cible définie par Euronext dans le cadre de son plan stratégique 'Innovate for Growth 2027'. Euronext lancera par ailleurs un programme de rachat d'actions d'un montant maximal de 350 millions d'euros (soit environ 2% du capital social en circulation). Ce programme débutera le 9 novembre pour une durée maximale de douze mois. Il témoigne selon le groupe "de l'approche proactive d'Euronext en matière d'allocation du capital et de sa grande confiance dans les perspectives de croissance".
Vicat (-1,82% à 64,90 Euros) a publié un chiffre d'affaires consolidé du 3e trimestre de 1,087 milliard d'euros, en progression de 10,2% à périmètre et change constants. En base publiée, le chiffre d'affaires affiche une hausse de +9,6% incluant un effet de change défavorable de -13 ME (-1,4%) et un effet périmètre de +7 ME (+0,7%) correspondant principalement à la contribution de Realmix au Brésil, intégrée à compter de septembre 2025. Le troisième trimestre a été marqué par un tassement de l'activité en Europe, en partie compensé par une dynamique de prix favorable, ainsi que par la poursuite de la reprise des volumes sur le marché américain. Dans les pays émergents, la dynamique de croissance du premier semestre s'est poursuivie au troisième trimestre, portée par une évolution favorable au Brésil, en Méditerranée et en Afrique, ainsi que par une amélioration en Inde. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires totalise 3,12 milliards d'euros, en croissance de 8,6% en données publiées et de 10,6% à périmètre et change constants. Le niveau d'activité enregistré au troisième trimestre permet à Vicat de relever son objectif de croissance du chiffre d'affaires 2026. Par ailleurs, le groupe confirme ses objectifs de croissance d'EBITDA pour l'exercice 2026. Le groupe vise une croissance de 8 à 10% du chiffre d'affaires à périmètre et change constants. Il table toujours sur une progression de 7 à 9% de l'EBITDA à périmètre et change constants. Les investissements industriels nets décaissés sont toujours attendus de l'ordre de 290 millions d'euros.
Aperam (-1,11% à 33,94 Euros) : le chiffre d'affaires d'au troisième trimestre a diminué de 10,6 % pour s'établir à 1 510 millions d'euros, contre 1 689 millions d'euros au deuxième trimestre 2026. Les volumes livrés sont passés de 606 milliers de tonnes au deuxième trimestre 2026 à 540 milliers de tonnes au troisième trimestre 2026, sous l'effet du ralentissement saisonnier habituel sur les principaux marchés. L'EBITDA a atteint 103 millions d'euros au troisième trimestre 2026, contre 159 millions d'euros au deuxième trimestre 2026, période traditionnellement plus dynamique. Par rapport au troisième trimestre 2025 (74 millions d'euros), l'EBITDA a progressé de 39 %, porté par les gains structurels issus du programme " Leadership Journey " et par le soutien des mesures de défense commerciale. L'EBITDA ajusté s'est établi à 105 millions d'euros au troisième trimestre 2026 (après exclusion d'une perte exceptionnelle de 2 millions d'euros), contre 130 millions d'euros au deuxième trimestre 2026 (après exclusion d'un gain exceptionnel net de 29 millions d'euros). Les dotations aux amortissements se sont élevées à 61 millions d'euros au troisième trimestre. Le résultat opérationnel d'Aperam s'est établi à 42 millions d'euros au troisième trimestre 2026, contre 102 millions d'euros au trimestre précédent. Les charges financières nettes, incluant les résultats liés aux variations des taux de change et aux instruments dérivés, ont représenté 21 millions d'euros au troisième trimestre 2026, dont 17 millions d'euros au titre du coût financier en numéraire. La charge d'impôt sur les sociétés pour le troisième trimestre 2026 s'est élevée à 14 millions d'euros. Le résultat net enregistré par Aperam s'établit à un bénéfice de 7 millions d'euros pour le troisième trimestre 2026, contre un bénéfice de 116 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2026.
TP (ex Teleperformance) (-16,46% à 67,50 Euros) : revoit à la baisse ses perspectives de croissance du chiffre d'affaires 2026, pour tenir compte du recul accéléré des services Trust & Safety et d'un environnement sectoriel plus défavorable qu'anticipé. La croissance à données comparables du chiffre d'affaires du groupe est attendue entre -1,5% et -2,5%. Par contre, le groupe confirme ses objectifs 2026 de marge d'EBITA récurrente et de cash-flow net disponible. La marge d'EBITA récurrente serait stable, autour de 14,6%. La génération de cash-flow net disponible est attendue entre 800 et 850 ME, hors décaissements non récurrents, avec un 1er semestre modéré et une accélération au 2e semestre, comme en 2025. Les coûts de restructuration non récurrents seraient en haut de la fourchette de 120 à 140 ME, à comptabiliser dans le compte de résultat. Alors que TP poursuit sa transformation dans un paysage sectoriel en évolution rapide, les objectifs financiers 2028 seront mis à jour au 1er semestre 2027. L'objectif est à la fois de permettre au groupe de se concentrer sur la mise en place des fondations de son prochain chapitre de croissance et de fixer des objectifs qui reflètent à la fois l'évolution du marché et le rythme de sa transformation. Dans l'intervalle, le groupe souligne sa résilience, l'accent mis sur l'intégration de capacités d'IA et la poursuite de sa discipline financière. TP communiquera formellement ses objectifs financiers 2027 lors de la publication de ses résultats annuels 2026, en février prochain. Les premières indications sur la trajectoire d'activité du groupe pointent vers : la poursuite de la dynamique observée en 2026 ; l'accélération du déploiement de projets pilotés par l'IA et une part croissante du portefeuille clients utilisant des solutions TP.ai. ; la priorité donnée à la discipline financière ; une gestion rigoureuse de la trésorerie, couplée à une allocation du capital constante afin de poursuivre le désendettement du groupe.
Ipsen (-3,01% à 154,60 Euros) a annoncé, ce 5 novembre, des données 'late-breaking' issues de l'étude de phase III Elspire chez des personnes vivant avec une cholangite biliaire primitive (CBP) et dont les taux de phosphatases alcalines (PAL) se situent entre 1 et 1,67× la limite supérieure de la normale (LSN). A la semaine 52, 85,3% des patients recevant Iqirvo ont obtenu une normalisation des PAL, un marqueur biochimique de l'activité de la maladie, contre 23,3% sous placebo. Ces résultats seront présentés en tant que données 'late-breaking' lors de The Liver Meeting 2026 de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD), et publiés simultanément dans Hepatology. Par ailleurs, ces données, portant sur une population de patients élargie, sont communiquées aux autorités réglementaires. Dans Elspire, Iqirvo a également montré une réduction rapide et durable des PAL. Iqirvo a été bien toléré dans cet essai, sans nouveau signal de sécurité. La plupart des événements indésirables survenus sous traitement (EIST) était d'intensité légère ou modérée, aucun EIST grave n'était lié à Iqirvo et les arrêts de traitement dus à des EIST ont été peu nombreux. Les données d'Elspire montrent que les patients atteints de CBP peuvent obtenir une normalisation des PAL avec Iqirvo, y compris ceux dont les PAL pouvaient auparavant être considérées comme relativement bien contrôlées, a déclaré le Dr Sandra Silvestri, MD, PhD, Directrice médicale d'Ipsen.
Genfit (-11,89% à 10,08 Euros) enregistre 36,3 millions d'euros de revenus au titre des 9 premiers mois de 2026 provenant des redevances sur les ventes d'Iqirvo (élafibranor) réalisées par Ipsen, en hausse de 188% sur un an. Au 30 septembre 2026, Genfit disposait de 95,6 ME de trésorerie et équivalents de trésorerie (113,8 ME au 30 juin 2026 et 101,1 ME au 31 décembre 2025). La consommation de trésorerie résulte principalement des activités de recherche et développement consacrées aux programmes de la franchise ACLF (Acute-on-Chronic Liver Failure), notamment NTZ/G1090N, SRT-015, CLM-022, et VS-02 HE, ainsi qu'au programme GNS561 dans le cholangiocarcinome (CCA).
NRJ Group (-1,33% à 5,92 Euros) : l'activité du 3e trimestre 2026 s'inscrit dans la continuité de celle du 2e trimestre. Ainsi, le groupe de médias enregistre un chiffre d'affaires consolidé de 73,5 ME, en retrait de -4,7% par rapport au 3e trimestre 2025, en raison d'une baisse de -7,8% de l'activité du pôle Médias, dans un marché publicitaire toujours difficile, partiellement compensée par la progression de 3,9% du chiffre d'affaires du pôle Diffusion. Sur les 9 premiers mois de l'exercice 2026, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe s'établit à 222,9 ME, en recul de -3,9%, avec une baisse de -6,2% du chiffre d'affaires du pôle Médias, tandis que celui du pôle Diffusion progresse de 2,4%.