LA TENDANCE
Finalement très limitée hier (+0,24%), la remontée du CAC 40 ne se poursuit pas ce vendredi. L'indice parisien reperd 0,4% ce vendredi à 7.730 points en fin de matinée avec un marché français toujours tourmenté par l'incertitude politique en vue du Budget 2026. Les taux obligataires remontent d'ailleurs avec un rendement de l'OAT 10 ans de nouveau supérieur à 3,50%.
Pendant ce temps-là, la place américaine consolide en pré-séance au lendemain d'une journée qui a vu le S&P 50 et le Dow Jones Industrial Average atteindre de nouveaux sommets. Les investisseurs ont salué les signes de résilience de l'économie américaine, malgré les incertitudes entourant l'indépendance de la Réserve fédérale et une publication de Nvidia jugée un peu courte par certains. Les opérateurs attendent désormais fébrilement la publication (14h30) de l'indice PCE 'core', l'indicateur d'inflation privilégié par la Fed.
Le ton accommodant du président de la Fed, Jerome Powell, à Jackson Hole a renforcé les paris des investisseurs sur une baisse des taux le mois prochain, mais des doutes persistent, l'inflation restant supérieure à l'objectif.
VALEURS EN HAUSSE
Plastivaloire bondit de 17% à 1,5 euro. Prenant en compte la bonne activité de son troisième trimestre fiscal et les cadences annoncées par les donneurs d'ordre, Plastivaloire a rvu à la hausse son objectif de chiffre d'affaires pour 2024-2025, qui devrait désormais se situer autour de 690 ME (autour de 665 ME auparavant). Plastivaloire anticipe une marge d'EBITDA annuelle supérieure à 8% (autour de 8% auparavant).
Pas de hausses significatives sur le CAC 40. Unibail-Rodamco-Westfield est en tête sur un gain de 1% à 89,2 euros.
VALEURS EN BAISSE
Carrefour (-0,5% à 12,4 euros) a placé hier 500 millions d'euros d'obligations. La maturité est de 3 ans (échéance et règlement en décembre 2028) avec un coupon fixe annuel de 2,875%. Cette émission a été sursouscrite près de 7 fois et les fonds seront alloués à la restructuration de la dette de la filiale brésilienne de Carrefour. A ce jour, Carrefour annonce que plus de 1,4MdE ont été refinancés en euros, soit la quasi-totalité de la dette de Carrefour Brésil. Le groupe confirme que ces opérations auront un effet positif de l'ordre de 100 millions d'euros par an sur la génération de cash-flow libre net dès l'exercice 2026, et entre 20 et 25 millions d'euros sur la charge financière en 2025.
Rémy Cointreau cède 1,5% à 53,8 euros malgré la révision à la hausse de sa guidance annuelle. Le fabricant de cognac a revu à la baisse l'impact net global estimé des droits de douane américains sur son résultat opérationnel courant, l'anticipant désormais à 30 millions d'euros contre 45 ME précédemment. Cette annonce intervient après la conclusion de l'accord commercial entre les Etats-Unis et l'Union européenne, instaurant un droit de douane de 15% sur les importations de vins et spiritueux à partir du 1er août. Les importations américaines en provenance de l'UE étaient menacées de droits de douane de 30% avant la conclusion de l'accord commercial entre américains et européens. Le management anticipe désormais une baisse organique du ROC à mid-single digit en 2025-26 contre une baisse à mid-to-high single digit précédemment.
Plus forte baisse du CAC 40, Pernod Ricard rend déjà 2% à 98 euros alors que les analystes réajustent leurs prévisions après avoir pris en compte des ventes annuelles ressorties supérieures aux attentes des analystes. L'action Pernod Ricard n'avait que peu profité hier de cette publication annuelle (+1,4%). Bernstein a réduit son objectif de 138 à 133 euros ('surperformer') et RBC Capital a abaissé le curseur de 120 à 110 euros ('performance sectorielle').
Schneider Electric recule de 1% à 211,5 euros. JP Morgan est passé à 'neutre' en visant 220 euros.