Mattel change de patron pour accélérer sur le numérique

Plus question de jouer, ou bien autrement. Le fabricant américain Mattel (propriétaire des marques Barbie, Hot Wheels, Fisher Price...) a annoncé ce mercredi le départ de son actuel PDG Ynon Kreiz. C'...

Plus question de jouer, ou bien autrement. Le fabricant américain Mattel (propriétaire des marques Barbie, Hot Wheels, Fisher Price...) a annoncé ce mercredi le départ de son actuel PDG Ynon Kreiz. C'est Roger Lynch, l'actuel PDG de Condé Nast, qui va lui succéder avec pour principale mission d'accélérer la diversification du groupe vers le numérique.

Roger Lynch, qui était par ailleurs membre du conseil d'administration de Mattel depuis 2018, va prendre les fonctions de président le 2 octobre, puis de directeur général le 2 novembre, d'après le communiqué publié par le groupe.

Ynon Kreiz, qui était en poste depuis 8 ans, s'est efforcé de diversifier les activités du groupe, au-delà du métier traditionnel du jouet, vers le divertissement, le jouet numérique et le jeu vidéo.

Car face à l'essoufflement de la demande pour le jouet dit "traditionnel ", et aux goulets d'étranglement provoqués par les ruptures d'approvisionnement, Mattel a accéléré son développement, ces dernières années, dans le divertissement axé sur la propriété intellectuelle, notamment à travers les films " Barbie " et plus récemment, " Masters of the Universe. "

Diversification trop lente, car l'actuelle direction faisait face, notamment ces derniers mois, aux critiques de nombreux investisseurs, dont Southeastern Asset Management. Ce dernier avait sommé le groupe, en mai dernier, d'étudier de nouvelles options stratégiques, un retrait de la cote ou bien un rachat, tout simplement, par son compatriote et concurrent Hasbro.

Dans une lettre adressée à cette époque au groupe, l'investisseur activité écrivait que Hasbro avait "mieux su mettre en oeuvre sa stratégie de croissance numérique que Mattel, et (jouissait) donc d'une plus grande crédibilité dans ce secteur important de l'activité."

"Nous pensons que les synergies entre les deux sociétés seraient substantielles, créant ainsi un acteur plus solide dans un secteur mondial.", écrivait également Southeastern.

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