Luxe : Richemont assure, le secteur grimpe

Le luxe tire la tendance en début de séance à Paris à l'image de LVMH qui s'adjuge 1,6% et de Hermès qui grimpe de 1,8%. Le compartiment bénéficie de la solide publication de Richemont, dont le chiffr...

Le luxe tire la tendance en début de séance à Paris à l'image de LVMH qui s'adjuge 1,6% et de Hermès qui grimpe de 1,8%. Le compartiment bénéficie de la solide publication de Richemont, dont le chiffre d'affaires a dépassé les attentes au quatrième trimestre, la baisse des ventes au Moyen-Orient du propriétaire de Cartier ayant été compensée par une forte demande dans d'autres régions telles que les États-Unis et l'Asie.

Le groupe suisse, qui détient une multitude de marques de luxe, dont les horlogers IWC, Jaeger-LeCoultre et Piaget, a vu son chiffre d'affaires progresser de 13% à taux de change constant pour atteindre 5,40 milliards d'euros. A change constant, les revenus ont progressé de 4%, une hausse plus modeste principalement due à la vigueur de l'euro par rapport aux autres devises, a souligné la firme helvète. Sur l'ensemble de l'exercice clos fin mars, les ventes ont progressé de 11% à taux de change constant, contre une estimation moyenne de 9,78%.

Richemont a fait preuve de résilience face au ralentissement du secteur du luxe, notamment grâce à son positionnement sur la haute joaillerie, souvent considérée comme un meilleur refuge que les vêtements et articles de maroquinerie haut de gamme. Toutes les régions ont contribué à la croissance, avec en tête une hausse des ventes de 17% à taux de change constants sur le continent américain.

"Richemont demeure l'une de nos marques de luxe préférées, grâce à une envergure et une attractivité inégalées dans le domaine de la haute joaillerie, un pouvoir de fixation des prix supérieur et un réseau de distribution rigoureusement contrôlé", déclare Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel.

À taux de change constants, le chiffre d'affaires de Richemont a progressé de 13% au Moyen-Orient et en Afrique sur l'année, avec un recul de 3% au quatrième trimestre, conséquence d'un ralentissement de la demande locale et d'une baisse du tourisme. "Nous sommes sincèrement désolés pour toutes les personnes concernées, mais cela n'aura pas d'impact majeur sur notre bilan ni sur notre compte de résultat", a déclaré le président Johann Rupert lors d'une conférence téléphonique, en évoquant la situation au Moyen-Orient.