Les métaux précieux profitent du brouillard commercial et géopolitique

Les métaux précieux sont en hausse mercredi, portés par les interrogations sur la politique commerciale américaine et les tensions toujours vives sur l'Iran, un cocktail qui s'avère négatif pour le do...

Les métaux précieux sont en hausse mercredi, portés par les interrogations sur la politique commerciale américaine et les tensions toujours vives sur l'Iran, un cocktail qui s'avère négatif pour le dollar.

"La demande d'actifs refuges a été stimulée" par l'absence d'accord entre Washington et Téhéran, relève David Morrison, de Trade Nation.

Les négociateurs américains et iraniens doivent tenir jeudi une troisième session de pourparlers à Genève, en Suisse.

Le président iranien Massoud Pezeshkian parle de "perspective favorable", disant espérer sortir de "cette situation +ni guerre ni paix+".

Donald Trump accuse pour sa part Téhéran de poursuivre ses "sinistres ambitions nucléaires". Son vice-président, JD Vance, a conseillé à Téhéran de "prendre au sérieux" les menaces américaines.

Dans ce contexte, vers 19H50 GMT, les métaux précieux considérés comme des valeurs refuge avaient le vent en poupe. L'or avançait de 1,22% à 5.206,67 dollars l'once (31,1 g), et l'argent grimpait de 4,40% à 91 dollars l'once.

"Le débat en cours à la suite de la décision de la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane (...) a contribué à renforcer la demande d'or", soulignent également les analystes de Briefing.com.

Des questionnements subsistent notamment sur l'avenir des accords commerciaux, négociés sur la base des surtaxes désormais jugées illégales.

Washington "compte sur les pays pour continuer à respecter leurs engagements dans le cadre des accords commerciaux", a souligné auprès de l'AFP un responsable de la Maison Blanche.

Ces incertitudes pèsent sur le billet vert, qui cédait 0,29% face à l'euro, à 1,1806 dollar. Il se renforçait toutefois par rapport au yen (+0,37%), à 156,45 yens pour un dollar.

"Une fois de plus, ce ne sont pas tant les données économiques (...) qui ont pesé sur la devise nippone, mais plutôt une combinaison de questions politiques", relève Volkmar Baur, de Commerzbank.

Le yen est pénalisé par la nomination par la Première ministre Sanae Takaichi de deux universitaires réputés "reflationnistes", c'est-à-dire partisans d'une relance économique soutenue, au conseil de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ).

"Le marché semble anticiper que ces deux nouveaux membres" contribueront à former "un bloc susceptible de s'opposer à toute hausse de taux", d'après Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

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19H50 GMT 22H00 GMT

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