La Bourse de New York a pris de la vitesse lundi, soutenue par la possibilité d'une politique commerciale américaine plus souple qu'attendu, la place américaine bénéficiant également de la publication d'indicateurs économiques encourageants.
Le Dow Jones a gagné 1,42%, l'indice Nasdaq a pris 2,27% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,76%.
Pour Steve Sosnick, d'Interactive Brokers, la place américaine a été portée par "un enthousiasme" dont "la principale cause" réside dans les nouvelles déclarations entourant la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump.
Selon des informations de presse publiées ce week-end, l'augmentation des droits de douane réciproques censée entrer en vigueur le 2 avril pourrait s'avérer moins généralisée qu'anticipé.
Un responsable de la Maison Blanche a déclaré auprès de l'AFP que des droits de douane sectoriels "pourraient être appliqués, ou non, le 2 avril", ajoutant que la situation pouvait encore changer.
Donald Trump avait déclaré vendredi devant des journalistes dans le Bureau ovale ne rien vouloir changer de sa politique commerciale, évoquant toutefois une éventuelle "flexibilité".
"Les investisseurs détestent clairement l'idée des droits de douane", donc toute nouvelle tendant vers un allègement de ceux-ci porte Wall Street, juge auprès de l'AFP Steve Sosnick.
Pour l'analyste, ces différentes informations sont "un bon signe pour les marchés en général, car cela signifie que (Donald Trump) garde peut-être un oeil sur les marchés boursiers, bien plus" que ce qu'anticipaient les investisseurs.
Le président américain a toutefois annoncé lundi que les pays achetant du gaz ou du pétrole vénézuélien seraient frappés à partir du 2 avril de droits de douane de 25% sur toutes leurs marchandises entrant aux Etats-Unis.
Par ailleurs, la publication, quelques minutes après l'ouverture, de l'indice PMI Flash par S&P Global "a solidifié la hausse initiale" de Wall Street, et a permis de continuer dans cette direction "tout au long de la journée", selon Steve Sosnick.
L'indice composite de l'activité globale s'est redressé à 53,5 en mars contre 51,6 le mois précédent, au plus haut depuis décembre.
Il est tiré par l'indice de l'activité de services, qui a avancé de 51,0 en février à 54,3 en mars, alors que les analystes anticipaient une légère baisse.
De son côté, l'indice de la production manufacturière a reculé à 49,8, en deçà des attentes.
Sur le marché obligataire, vers 20H30 GMT, le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans se tendait nettement à 4,34% contre 4,25% vendredi en clôture.
Au tableau des valeurs, l'éditeur de logiciels Strategy, anciennement nommé MicroStrategy s'est envolé (+10,43%) après avoir acquis plus de 6.000 bitcoins, portant ses réserves totales à 500.000 bitcoins. Strategy est le plus grand détenteur privé de monnaies numériques au monde.
La société de tests génétiques américaine 23andMe s'est effondrée (-59,22%) suite à l'annonce de son dépôt de bilan. Le groupe cherche un repreneur, après avoir rejeté une offre de rachat de sa directrice générale démissionnaire, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
23andMe, qui propose pour moins de 200 dollars un test salivaire à renvoyer par courrier permettant de déterminer ses origines ancestrales et/ou certains traits génétiques liés à la santé, a indiqué dimanche dans la soirée "avoir engagé une procédure volontaire de redressement judiciaire" auprès d'un tribunal des faillites de l'Etat du Missouri.
Boeing (+1,57%) a continué de profiter de la signature du contrat annoncé par Donald Trump vendredi pour une nouvelle génération d'avions de combat furtifs, baptisée F-47. Son concurrent pour ce contrat Lockheed Martin a lâché de son côté 1,07%.
Le cabinet comptable Dun & Bradstreet a été recherché (+2,98) après l'annonce de son rachat par la société d'investissement Clearlake Capital, pour environ 4,1 milliards de dollars. Cette opération signifierait le retrait de la cote de l'entreprise, cinq ans après son arrivée sur la place américaine.
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