Le yen pénalisé par la perspective d'élections anticipées au Japon

Le yen pâtit mardi des informations de presse selon lesquelles la Première ministre japonaise envisage de convoquer des élections législatives le mois prochain susceptibles de faciliter ses plans de r...

Le yen pâtit mardi des informations de presse selon lesquelles la Première ministre japonaise envisage de convoquer des élections législatives le mois prochain susceptibles de faciliter ses plans de relance économique impliquant de lourdes dépenses.

Vers 11H45 GMT (12H45 à Paris), la monnaie nippone perdait 0,45% par rapport à la devise américaine, à 158,87 yens pour un dollar.

Selon les médias locaux, Sanae Takaichi pourrait dissoudre la chambre basse du Parlement lors de la séance du 23 janvier, avec des élections législatives organisées entre début et mi-février dans ce scénario.

Mme Takaichi a été nommée en octobre, et sa coalition n'est actuellement que très légèrement majoritaire. Un scrutin pourrait la placer dans de bonnes conditions pour renforcer sa base parlementaire, ce qui pourrait faciliter l'adoption de ses projets, comme son plan de relance massif de 21.300 milliards de yens (117 milliards d'euros).

De quoi "alimenter les anticipations d'une hausse des dépenses publiques et d'une accélération de l'inflation" dans le pays, note Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

Cette perspective a fait grimper le coût de la dette et plombent le yen, qui souffre aussi de la possible volonté de Mme Takaichi de s'opposer à des hausses des taux d'intérêt trop rapides au Japon.

Mais la faiblesse du yen alimente "les spéculations quant à une possible intervention du Japon sur le marché des changes pour soutenir" sa devise, note Lee Hardman, de MUFG.

Le billet vert est pour sa part atone vis-à-vis de la monnaie unique européenne, à 1,1668 dollar pour un euro.

Le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, qui a rendu publique dimanche soir une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice, a depuis reçu une vague de soutiens officiels à travers le monde, ce qui a tempéré la réaction du marché qui avait initialement délaissé le dollar.

L'institution monétaire subit depuis des mois les coups de pression de Donald Trump pour abaisser ses taux davantage.

En parallèle, le président américain a menacé lundi les partenaires commerciaux de l'Iran de droits de douane de 25%, au moment où le pays est en proie à un vaste mouvement de contestation.

De quoi maintenir l'once d'or proche de son record atteint lundi, de 4.630,21 dollars. L'once d'argent s'est également envolée lundi au prix inédit de 86,2498 dollars.

Les cambistes guettent la publication plus tard dans la séance de l'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis en décembre, attendu stable à 2,7% sur un an, d'après le consensus publié par MarketWatch.

----------------------------------

11H45 GMT 22H00 GMT

© 2026 AFP