Le dollar sans grand entrain après l'inflation américaine

Le dollar était finalement peu ébranlé jeudi par le ralentissement surprise de l'inflation américaine en novembre, les opérateurs estimant que ces données peuvent être en partie faussées par la longue...

Le dollar était finalement peu ébranlé jeudi par le ralentissement surprise de l'inflation américaine en novembre, les opérateurs estimant que ces données peuvent être en partie faussées par la longue paralysie budgétaire qui a touché les Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre.

L'indice des prix à la consommation (CPI) a reflué le mois dernier à 2,7% sur un an alors qu'il était de 3% en septembre. Les investisseurs s'attendaient au contraire à ce que l'inflation accélère encore un peu, à 3,1%.

L'inflation sous-jacente (hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie) a aussi ralenti, à 2,6% (contre 3% en septembre).

Ces chiffres "ont été une surprise", remarque auprès de l'AFP Adam Button, de ForexLive. "Mais un certain scepticisme s'est manifesté quant à la fiabilité de ces données".

En cause: la longue paralysie budgétaire ("shutdown") de 43 jours a suspendu la collecte des informations par les services statistiques officiels.

Des variations d'échantillon dues au shutdown risquent "de surestimer l'ampleur du ralentissement", estime donc Oren Klachkin, économiste chez Nationwide.

Vers 19H35 GMT, le billet vert retrouvait les niveaux auxquels il évoluait avant la publication de l'indice CPI.

Il prenait 0,13% à la monnaie unique européenne, à 1,1725 dollar pour un euro, et restait stable (-0,07%) face à la devise britannique, à 1,3386 dollar pour une livre.

"Le marché souhaite disposer de plus de données pour (..) connaître l'état de l'économie américaine" et affiner ses attentes quant à la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed), avance Adam Button.

De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a opté sans surprise pour un statu quo jeudi, en laissant son taux de dépôt fixé à 2%, son niveau depuis juillet, et a revu ses projections de croissance à la hausse pour 2026.

"Il était très peu probable que la BCE prenne une décision différente aujourd'hui", note Adam Button.

La Banque d'Angleterre (BoE) a sans surprise réduit jeudi son taux directeur d'un quart de point de pourcentage, à 3,75%, confortée par un ralentissement de l'inflation britannique plus prononcé qu'anticipé en novembre, à 3,2% sur un an.

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19H35 GMT 22H00 GMT

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