Le dollar s'assagit après le demi-tour de Donald Trump sur le Groenland

Le dollar stagne jeudi, les investisseurs se montrant quelque peu rassurés par le renoncement du président américain d'employer la coercition économique ou militaire afin de s'emparer du Groenland.Ver...

Le dollar stagne jeudi, les investisseurs se montrant quelque peu rassurés par le renoncement du président américain d'employer la coercition économique ou militaire afin de s'emparer du Groenland.

Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le billet vert lâchait à peine 0,03% à la monnaie unique européenne, à 1,1689 dollar pour un euro, et perdait 0,22% face à la devise helvétique, considérée comme une valeur refuge, à 0,7937 franc suisse pour un dollar.

Après avoir lourdement chuté mardi, le dollar s'est redressé mercredi grâce à "la désescalade autour du Groenland", selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Donald Trump a en effet annoncé mercredi à Davos (Suisse) "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague. Le président américain a par conséquent levé ses menaces militaires et renoncé à imposer des droits de douane aux pays européens opposés à ses velléités d'annexion.

Mais "certains risques à la baisse persistent pour le dollar", tempère Francesco Pesole, d'ING, telle qu'une éventuelle "résurgence des risques géopolitiques et douaniers".

Les rendements des bons du Trésor américains ont aussi reflué.

Ils avaient initialement grimpé mardi car les investisseurs avaient délaissé la dette américaine en pleine tourmente sur le Groenland, notamment au profit des obligations japonaises aux rendements plus attractifs.

En effet, "les inquiétudes concernant la politique budgétaire japonaise se sont intensifiées à la suite de l'annonce par la Première ministre Sanae Takaichi de baisses d'impôts, provoquant une vague de ventes sur le marché obligataire", et une hausse des rendements de la dette japonaise, depuis retombés, résume Daria Efanova, analyste chez Sucden.

Les craintes de dérapage budgétaire plombent toujours la monnaie japonaise jeudi, qui perdait 0,26% face à la devise américaine, à 158,72 yens pour un dollar.

L'or s'affichait stable (+0,03%) à 4.830 dollars l'once, non loin de son record atteint mercredi, à 4.888,42 dollars.

Le prix du métal jaune ne s'est pas effondré, "rappel que les investisseurs restent quelque peu... sceptiques", selon Mme Ozkardeskaya.

De leur côté, "les banques centrales remplacent leurs réserves de bons du Trésor américain par de l'or", "étant donné que les politiques internationales des États-Unis deviennent de plus en plus floues et imprévisibles", relève-t-elle.

Réunie mercredi au sujet de la révocation d'une gouverneure de la Réserve fédérale (Fed), Lisa Cook, déclenchée par Donald Trump, la Cour suprême américaine a par ailleurs paru favorable au maintien en poste de celle-ci jusqu'à nouvel ordre.

La décision de la Cour, à majorité conservatrice, est attendue fin juin.

Ailleurs, la Banque de Norvège a, sans surprise, laissé son taux directeur inchangé jeudi, à 4%, mais projette toujours une baisse de taux cette année.

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10H50 GMT 22H00 GMT

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