Le dollar stagne mercredi, les investisseurs anticipant un statu quo monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), tout en restant attentifs à la trajectoire qu'elle s'apprête à suivre, notamment un éventuel ralentissement des baisses de taux, voire une reprise des hausses face à l'envolée des prix de l'énergie.
Vers 10H40 GMT (11H40 à Paris), la devise américaine est stable (+0,01%) par rapport à l'euro, à 1,1539 dollar, tout comme face à la livre.
Lundi, le billet vert a reflué face aux principales devises en même temps que la flambée des hydrocarbures engendrée par la guerre s'apaisait. Mais le dollar a poursuivit sa baisse mardi, malgré des cours du brut plutôt orientés à la baisse.
Francesco Pesole, analyste chez ING, voit dans ce "rare cas de décalage observé entre les prix du pétrole et le dollar depuis le début du conflit iranien" un indice que "les marchés se concentrent -au moins cette semaine- sur les réactions des banques centrales, compte tenu également du peu de signes d'une désescalade imminente" au Moyen-Orient.
Le marché s'attend dans son écrasante majorité à ce que la banque centrale américaine laisse ses taux directeurs inchangés mercredi, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue de deux jours de réunion, même si le vote pourrait ne pas être unanime.
Les investisseurs seront particulièrement attentifs à l'actualisation des anticipations des membres de la Fed en matière d'évolution des taux, aussi appelée "dot plot".
Les économistes d'ING pensent que la Fed reportera à 2027 la baisse des taux initialement prévue en 2026, rapporte Benjamin Schroeder, également analyste pour cette banque.
Autre point surveillé: la conférence de presse que doit tenir son président Jerome Powell dans la foulée de l'annonce.
"Une trop grande préoccupation face aux pressions inflationnistes liées à la flambée des prix de l'énergie pourrait nuire au moral des marchés" boursiers et obligataires, note Kathleen Brooks, de XTB, et doper le dollar.
"A l'inverse, une attention insuffisante pourrait amener les marchés à remettre en question la crédibilité de la Fed", résume l'analyste.
Les investisseurs gardent aussi un oeil plus tard dans la séance sur l'indice des prix à la production (PPI) aux Etats-Unis pour février.
Les banques centrales du Canada ou encore du Brésil doivent également se prononcer sur leurs taux mercredi.
Aucun mouvement n'est attendu de la part de la Banque du Japon, de la Banque centrale européenne (BCE), de la Banque d'Angleterre, de la Banque nationale suisse (BNS), et de la Banque de Suède, qui rendront, elles, leurs décisions jeudi.
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10H40 GMT 22H00 GMT
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