Le dollar recule avec les espoirs d'apaisement au Moyen-Orient

Le dollar perdait du terrain mardi face aux espoirs de désescalade, après des propos conciliants de Washington et de Téhéran, apaisant dans le même temps la hausse des prix de l'énergie qui profite d'...

Le dollar perdait du terrain mardi face aux espoirs de désescalade, après des propos conciliants de Washington et de Téhéran, apaisant dans le même temps la hausse des prix de l'énergie qui profite d'ordinaire au billet vert.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d'autres grandes monnaies, reculait de 0,55% à 99,95 points.

"La baisse du dollar reflète un regain d'appétit pour le risque sur les marchés financiers", commente auprès de l'AFP Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

D'après lui, les cambistes "réagissent aux signaux envoyés par l'administration américaine, qui laissent entendre que son implication dans la guerre en Iran pourrait toucher à sa fin."

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit "au-delà de son calendrier de quatre à six semaines".

D'après le quotidien américain, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

A ces propos considérés comme conciliants, s'ajoutent ceux du président iranien.

Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que Téhéran avait la volonté "de mettre fin" à la guerre contre Israël et les Etats-Unis, mais voulait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression".

Ces différentes déclarations sont venues apaiser la flambée des prix du pétrole, libellés en dollar, ce qui rend la monnaie américaine techniquement moins chère.

Mais le "buck" - l'un des surnoms de la devise américaine - "conserve globalement une bonne tenue, se maintenant à son plus haut niveau depuis plusieurs mois", remarquent les analystes de Scotiabank.

D'autant que l'état des négociations entre les belligérants reste, pour le moment, assez flou.

Depuis le début de l'offensive israélo-américaine, lancée le 28 février, le dollar a gagné plus de 2% face à l'euro.

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19H00 GMT 22H00 GMT

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