Le dollar a accéléré sa hausse mercredi après que la banque centrale américaine (Fed) a annoncé s'attendre à voir peu de progrès en matière d'inflation aux Etats-Unis à court terme, du fait notamment de la guerre au Moyen-Orient.
La Réserve fédérale a laissé, sans surprise, ses taux inchangés, dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.
Mais ce sont ses projections qui ont retenu l'attention des investisseurs.
La hausse des prix pourrait être de 2,7% fin 2026, selon la médiane des projections des responsables monétaires, contre une précédente estimation à 2,4%.
Les prix ont augmenté de 2,8% sur un an en janvier, d'après les dernières données officielles.
Et dans leur ensemble, les banquiers centraux américains penchent en faveur d'une seule détente d'un quart de point cette année.
Si aucun responsable n'entrevoit de hausse, selon le relevé anonymisé communiqué par la Fed, cela a suffi à donner de l'élan au dollar, qui était jusqu'alors en petite hausse.
Vers 20H45 GMT, la devise américaine prenait 0,74% à l'euro, à 1,1455 dollar, et 0,75% à la livre, à 1,3256 dollar.
Des taux plus bas sont généralement négatifs pour une monnaie, qui devient moins attractive. A l'inverse, un maintien ou une remontée des taux profite à la devise.
La flambée des prix de l'énergie va accentuer l'inflation "à court terme", a observé le président de la Réserve fédérale Jerome Powell en conférence de presse.
Cependant, "personne ne sait" encore quelles seront vraiment les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l'économie américaine, a-t-il ajouté.
"Compte tenu de l'incertitude qui règne quant à l'ampleur et à la durée du choc des prix de l'énergie auquel l'économie est confrontée, les projections économiques actualisées pourraient évoluer de manière significative en fonction de l'évolution de la guerre", prévient Michael Pearce, d'Oxford Economics.
La banque centrale du Canada a elle aussi opté pour le statu quo mercredi, mettant en garde contre la "volatilité" liée à la guerre.
Aucun mouvement n'est attendu de la part de la Banque du Japon, de la Banque centrale européenne (BCE), de la Banque d'Angleterre, de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Banque de Suède, qui rendront, elles, leur décision jeudi.
--------------------------------
20H45 GMT 22H00 GMT
© 2026 AFP