Le dollar patiente avant la Fed, insensible à la réouverture annoncée d'Ormuz

Le dollar fait du surplace mardi au premier jour d'une réunion de la Fed qui pourrait fournir de nouvelles indications sur la trajectoire des taux, même si un statu quo mercredi est largement anticipé...

Le dollar fait du surplace mardi au premier jour d'une réunion de la Fed qui pourrait fournir de nouvelles indications sur la trajectoire des taux, même si un statu quo mercredi est largement anticipé.

Après avoir annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir trouvé avec l'Iran un compromis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump prévoit que le détroit d'Ormuz sera rouvert vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord.

Mais "presque toutes les pertes enregistrées" par le dollar "pendant le week-end ont déjà été effacées malgré une chute du prix du pétrole, ce qui indique que le marchés des changes déplace son attention du brut vers les banques centrales", souligne Francesco Pesole, analyste chez ING.

Vers 10H15 GMT (12H15 à Paris), le billet vert lâchait 0,16% face à la monnaie européenne, à 1,1610 dollar pour un euro, et restait stable (-0,01%) face à la devise japonaise, à 160,32 yens pour un dollar.

Le Dollar Index, qui compare la monnaie américaine à un panier d'autres grandes devises, restait aussi atone (-0,02%).

Le marché s'attend à ce que la banque centrale américaine conserve ses taux directeurs inchangés mercredi, malgré une inflation en accélération (à 4,2% sur un an en mai) et un marché du travail solide aux Etats-Unis, qui conforterait plutôt une hausse de taux.

Le possible accord au Moyen-Orient offre au nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, dont il s'agit de la première réunion, "une certaine marge de manoeuvre pour éviter de valider l'interprétation la plus restrictive des récentes données", note Patrick Munnelly, de Tickmill.

"Mais comme la normalisation du transport maritime n'est pas immédiate et que la demande américaine est restée soutenue, la Fed ne peut pas simplement revenir au cadre accommodant d'avant le conflit", tempère l'analyste.

Après un récent resserrement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), la Banque du Japon (BoJ) a elle aussi relevé son taux directeur, le portant sans surprise à 1% mardi, au plus haut niveau depuis plus de trois décennies, en vue d'endiguer l'affaiblissement du yen et l'inflation nourrie par la guerre.

Mais ce "rythme graduel de hausses de taux n'a pas suffi à renforcer le yen", car la BoJ "n'a donné aucune indication claire sur le calendrier du prochain relèvement", constate Lee Hardman, de MUFG.

La Banque de réserve d'Australie (RBA) a pour sa part opté pour le statu quo monétaire mardi, et devrait être rejointe par la Banque d'Angleterre (BoE) jeudi.

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10H15 GMT 22H00 GMT

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