Le dollar monte après l'ultimatum de Trump, l'or et l'argent chutent

Le dollar monte lundi après l'ultimatum de Donald Trump exigeant l'ouverture du détroit d'Ormuz sans quoi il ciblerait les centrales électriques en Iran, les investisseurs préférant au contraire retir...

Le dollar monte lundi après l'ultimatum de Donald Trump exigeant l'ouverture du détroit d'Ormuz sans quoi il ciblerait les centrales électriques en Iran, les investisseurs préférant au contraire retirer leurs liquidités de l'or et de l'argent.

L'échéance fixée par le président américain est lundi à 23h44 GMT. Si ses menaces sont mises à exécution, l'Iran a averti qu'il fermera complètement ce point de passage maritime crucial par lequel transite en temps normal près de 20% des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient.

"Les événements survenus au cours du week-end ont renforcé les craintes d'une issue plus perturbatrice pour l'économie mondiale, alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa quatrième semaine", constate Lee Hardman, de MUFG.

"Le dollar prospère dans ce type de configuration" où les taux d'emprunts montent et la liquidité se fait rare, car il devient "indispensable" pour les investisseurs afin de couvrir leurs pertes ailleurs, par exemple, selon Stephen Innes, de SPI AM.

Le billet vert est d'ailleurs la devise dans laquelle se négocient nombre de produits énergétiques. Or Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a averti que le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies.

Une accélération de l'inflation présage aussi de taux plus hauts de la Réserve fédérale (Fed). Mais les analystes anticipent aussi des hausses de taux de la part de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE).

Aussi, la devise américaine tire davantage son épingle du jeu car "les économies en Asie et en Europe seront plus durement touchées par la montée des risques de stagflation" que les Etats-Unis, estime M. Hardman, de MUFG.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), la devise américaine prenait 0,69% à l'euro, à 1,1491 dollar. Elle progressait aussi 0,57% face à la livre britannique et de 0,21% face au yen japonais.

A l'inverse, l'or, valeur refuge concurrente du billet vert, tombait de 4,98% à 4.268,50 dollars l'once, après avoir perdu plus de 8,46%, et l'argent reculait de 5,94%, à 63,9060 dollars l'once, suivant une chute de 10,21% plus tôt lundi.

Le métal jaune a effacé l'intégralité de ses gains depuis le début de l'année.

L'Australie étant un pays exportateur de matières premières, la devise du pays reculait de 1,38%, à 1,4439 dollar australien pour un dollar, plombé par la perspective d'un ralentissement de la croissance des principales économies mondiales, indique Carol Kong, analyste chez CBA.

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10H25 GMT 22H00 GMT

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