Le dollar est mitigé lundi, pris entre la remontée des cours du pétrole - faute d'accord entre Washington et Téhéran - et l'attentisme avant de nouveaux chiffres d'inflation aux États-Unis.
Vers 18H00 GMT, le billet vert grappillait 0,07% à la monnaie unique européenne, à 1,1778 dollar pour un euro, mais lâchait 0,08% face à la devise britannique, à 1,3642 dollar pour une livre.
La monnaie américaine s'est raffermie en début de séance "alors que les efforts diplomatiques stagnent", résument les analystes de Scotiabank.
Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche la réponse apportée par l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant "totalement inacceptable", sur son réseau Truth Social.
"La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Ces déclarations ont fait repartir les prix de l'or noir à la hausse, entraînant le dollar dans leur sillage, la monnaie servant aux échanges de brut.
La devise américaine est aussi une valeur refuge privilégiée durant ce conflit, en raison de la relative indépendance énergétique des Etats-Unis.
"Mais les légers gains enregistrés ce matin par le dollar ne modifient en rien la tendance globalement baissière de la monnaie", estiment les experts de Scotiabank.
La devise pourrait être lestée à terme par les divergences de politique monétaire des banques centrales, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
L'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis, attendu mardi, devrait progresser à 3,7% sur un an en avril d'après le consensus des analystes sondés par Bloomberg, contre 3,3% en mars.
Des chiffres correspondant aux attentes pourraient conforter "l'idée qu'il n'est pas nécessaire que la Réserve fédérale (Fed) relève ses taux cette année, contrairement à ses homologues européennes dont on s'attend à ce qu'elles les augmentent", selon Mme Ozkardeskaya.
La Banque centrale européenne (BCE) a ouvert la porte à une hausse de taux en juin.
Les États-Unis sont par ailleurs restés proches du plein emploi en avril avec un chômage stable à 4,3%, comme escompté, et 115.000 emplois créés, soit davantage qu'anticipé, selon des données officielles publiées vendredi.
--------------------------------
18H00 GMT 22H00 GMT
lul-ni/tmc/de
© 2026 AFP