Le dollar en recul dans l'attente de développements au Moyen-Orient

Le dollar recule lundi, cédant une partie des gains enregistrés la semaine dernière dans un marché toujours confronté aux incertitudes quant au dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran, tandis que la l...

Le dollar recule lundi, cédant une partie des gains enregistrés la semaine dernière dans un marché toujours confronté aux incertitudes quant au dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran, tandis que la livre parvient à retrouver un peu d'air.

Vers 18H15 GMT, la devise américaine perdait 0,18% face à la monnaie unique européenne, à 1,1646 dollar pour un euro.

Pour les analystes de Monex USA, il s'agit avant tout d'un mouvement technique.

La semaine passée, la devise "a enregistré sa plus forte progression hebdomadaire depuis plus de deux mois", relèvent-ils.

Dans ce genre de configuration, il n'est pas rare qu'une partie des cambistes cherchent à récupérer leurs gains.

Le contexte géopolitique, qui a soutenu la monnaie ces derniers jours, n'a pas beaucoup évolué.

L'Iran a dit lundi avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. Mais Washington juge insuffisante cette contre-proposition, selon un haut responsable américain cité par le média Axios.

Si les échanges se poursuivent "via le médiateur pakistanais" selon Téhéran, le pays se dit "pleinement prêt à toute éventualité".

Donald Trump a de nouveau menacé l'Iran d'anéantissement dimanche, tandis qu'un drone a frappé le même jour un site nucléaire aux Emirats arabes unis.

La crainte d'un choc d'inflation durable a fait violemment grimper les coûts d'emprunt des Etats et ravivé les anticipations sur de futures hausses de taux de la Fed, deux éléments de nature à soutenir le dollar.

La devise britannique remontait pour sa part de 0,69% face au billet vert, à 1,3418 dollar.

Les incertitudes politiques et la crainte d'un nouveau Premier ministre dont les politiques creuseraient davantage le déficit du pays ont fait chuter la devise la semaine dernière.

Mais un des prétendants pour remplacer Keir Starmer, le maire du Grand Manchester Andy Burnham, a assuré dans une interview à ITV publiée dimanche qu'il soutient les règles budgétaires actuelles, de quoi quelque peu "atténuer les inquiétudes du marché obligataire" britannique, note Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

La livre profite aussi du fait qu'une membre du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE), Megan Greene, ait déclaré lundi lors d'une rencontre économique en Italie que les banques centrales devraient s'opposer de manière "proactive" aux chocs sur les prix, selon des propos rapportés par Bloomberg.

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18H15 GMT 22H00 GMT

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