La livre monte grâce à une baisse inattendue du chômage au Royaume-Uni

La livre profite mardi de chiffres meilleurs qu'espéré sur l'emploi britannique qui renforcent les attentes de hausses du taux directeur de la Banque d'Angleterre (BoE).Le taux de chômage au Royaume-U...

La livre profite mardi de chiffres meilleurs qu'espéré sur l'emploi britannique qui renforcent les attentes de hausses du taux directeur de la Banque d'Angleterre (BoE).

Le taux de chômage au Royaume-Uni a légèrement reculé pendant les trois mois achevés fin août, s'inscrivant à 4,7%, selon des données officielles parues mardi, là où les analystes l'attendaient stable à 4,9 %.

Ces données offrent un répit inattendu au gouvernement travailliste en amont de la publication du budget la semaine prochaine, après une croissance qui avait déjà surpris à la hausse en août.

"Le marché du travail, qui était la principale raison de retarder un relèvement des taux malgré la montée de l'inflation, se porte mieux qu'on ne le pensait", suggérant que la BoE pourrait remonter son taux directeur plus tôt que prévu, estime Neil Wilson, analyste chez Saxo Bank.

Par ailleurs, les salaires moyens hors primes ont légèrement augmenté sur cette période de 3,7 % en glissement annuel, dépassant la prévision de 3,6 % qui correspond aussi au chiffre révisé sur les trois mois prenant fin en juillet.

De quoi également "renforcer les arguments en faveur d'une hausse de taux de la BoE en novembre", selon Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

Or des rendements obligataires plus élevés renforcent l'attractivité d'une monnaie aux yeux des investisseurs.

Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), la devise britannique prenait 0,30 % face au billet vert, à 1,3346 dollar pour une livre, et 0,27 % face à la monnaie unique européenne.

Les chiffres sur l'inflation britannique en septembre, attendus mercredi en accélération à 3,4% d'après les analystes sondés par Bloomberg, devraient parachever le tableau.

La guerre au Moyen-Orient se poursuit et avec elle les menaces sur l'approvisionnement énergétique et la hausse des prix. Un nouveau front s'est ouvert en septembre avec le conflit qui oppose les Houthis pro-iraniens à l'Arabie saoudite.

De son côté, la monnaie américaine refluait face aux principales devises.

"Les investisseurs arbitrent la fragilité du secteur technologique", qui pèse sur la croissance, et "la possibilité que des conditions financières plus restrictives réduisent l'urgence d'une nouvelle action de la Fed", la Réserve fédérale américaine, explique M. Munnelly.

Des conditions d'emprunt et d'investissement plus limitées, en raison notamment de la hausse des taux d'intérêt, ralentissent en effet l'économie sans nécessairement que la Fed ait besoin de rehausser ses taux directeurs.

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