La Bourse de Paris a fini la semaine en légère baisse vendredi, après une séance au ralenti, marquée par de faibles volumes en raison d'un jour férié à Wall Street, et par un regain de l'incertitude au Moyen-Orient.
Le CAC 40 a perdu 0,55% à 8.421,14 points, en recul de 46,84 points.
Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette parisien gagne en revanche 0,84%.
La séance a été marquée par de faibles volumes, en raison de la fermeture des marchés américains pour "Juneteenth", jour férié de commémoration de la fin de l'esclavage.
A cela s'est ajouté un retour de l'incertitude au Moyen-Orient, après le report sine die des négociations prévues initialement vendredi en Suisse entre Téhéran et Washington, censées donner le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire.
Dans le sud du Liban, des frappes israéliennes ont fait 47 morts et plus d'une centaine de blessés dans la nuit, selon un bilan du ministère de la Santé libanais, tandis que l'armée israélienne a fait état de la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé.
"Les dernières semaines ont montré à quel point le chemin vers la paix est long et difficile. Pourquoi serait-ce plus simple désormais?", s'interroge Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Dans ce contexte, les taux d'intérêt sont repartis à la hausse en Europe, tandis que la baisse du pétrole s'est interrompue.
Le rendement à échéance dix ans de la France a atteint 3,74%, contre 3,67% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,98%, contre 2,93%.
Les rendements ont aussi été poussés à la hausse par un regain d'inquiétude concernant la soutenabilité budgétaire des États, après l'élection au Parlement britannique du maire travailliste du Grand Manchester Andy Burnham.
Il peut désormais briguer ouvertement la direction du parti travailliste, même si la façon dont il va tenter d'évincer Starmer reste incertaine, en raison notamment de la détermination affichée de ce dernier à rester au pouvoir.
Or, la perspective d'un programme plus dépensier inquiète les marchés, sur fond de doutes croissants sur la soutenabilité budgétaire des États, ce qui se traduit partout par des hausses de taux obligataires depuis plusieurs mois.
Côtés valeurs, le titre de Renault a été le plus recherché vendredi sur le CAC 40 (+3,88% à 28,08 euros).
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