La Bourse de Paris termine en baisse

La Bourse de Paris continue de s'éloigner de ses récents records avec une nouvelle journée de baisse lundi sur fond de tensions au Moyen-Orient et de taux en hausse.Au total, l'indice du CAC 40 a perd...

La Bourse de Paris continue de s'éloigner de ses récents records avec une nouvelle journée de baisse lundi sur fond de tensions au Moyen-Orient et de taux en hausse.

Au total, l'indice du CAC 40 a perdu 57,20 points (-0,66%) à 8.579,60 points).

C'est la cinquième séance de baisse consécutive pour le panier des 40 valeurs françaises qui s'éloigne de son record à la fermeture il y a une semaine, à 8.726,03 points.

Vendredi, l'indice vedette parisien avait cédé 0,16%.

Comme toutes les Bourses, Paris ne croit plus à un accord sur la réouverture du détroit d'Ormuz.

"Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule", a déclaré le président américain Donald Trump au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays.

Toujours sur Fox News, Donald Trump a aussi appelé l'Iran, lundi, à "hisser le drapeau blanc de la capitulation".

Vecteur d'inflation, le marché du pétrole n'a pas sur-réagi à la énième rodomontade du président américain.

Vers 18H45 de Paris, le Brent de la mer du Nord, référence du Brut, s'échangeait à 88,92 dollars le baril (+0,45%) et le WTI américain à 82,60 dollars (0,24%).

Les prix restent cependant très haut et ne dissipent pas les risques d'une spirale inflation/relèvement des taux.

"Le marché pense avec une probabilité très élevée (90%) que la Banque centrale européenne (BCE) fera une hausse de taux de 25 point de base lors de la prochaine réunion de septembre", selon les analystes de Natixis.

Sur le marché obligataire, les taux continuaient de monter à des niveaux jamais atteints depuis juin 2009.

Les obligations assimilables au Trésor (OAT) françaises à dix ans affichaient un rendement de 4,065% lundi soir contre 4,045% vendredi.

Cela risque de poser le coût du refinancement de la dette française (117% du PIB) si les taux se maintiennent à ce niveau jusqu'à la prochaine adjudication par l'Agence France Trésor.

- STMicroelectronics profite de l'IA -

Les marchés continuent de faire confiance aux entreprises des semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements massifs des géants de la tech dans l'intelligence artificielle (IA).

A Paris, les deux principales entreprises du secteur, STMicroelectronics (+5,15% à 49,06 euros) et Soitec (hors CAC 40, +3,33% à 133,50 euros), profitaient de cet engouement.

Egalement hors CAC 40, Nanobiotix (biotechnologie) a fortement progressé (+9,78% à 35,46 euros).

Au-delà de ces quelques réussites, les grandes valeurs du luxe au CAC 40 ont subi des mouvements de vente (Kering -4,26% à 257,10 euros, LVMH -2,71% à 446 euros, L'Oréal -2,50% à 370 euros) tout comme Stellantis (-4,02% à 4,42 euros).

st/fmp/vmt

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