La Bourse de Paris a terminé en petite hausse mardi, à l'issue d'une séance marquée par un brouillard d'incertitudes sur la situation au Moyen-Orient, entre les espoirs de résolution rapide du conflit lancés côté américain et les démentis côté iranien.
L'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a gagné 0,23%, soit 17,72 points, pour s'établir à 7.743,92 points. La veille, il avait gagné 0,79%, à 7.726,20 points.
Le président américain Donald Trump a effectué un revirement spectaculaire, passant d'une menace d'escalade de la guerre avec l'Iran à l'annonce lundi de "très bons" pourparlers pour y mettre fin, démentis toutefois par la République islamique.
"Dans un tel environnement, prendre des décisions pour soi-même ou pour ses clients est quasiment impossible", a expliqué Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets. "La majorité des acteurs de marché reste donc pour l'instant en retrait et se tient sur la touche", a-t-il observé.
La guerre au Moyen-Orient provoque "un nouveau choc pétrolier" qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a par ailleurs affirmé mardi le ministre français de l'Economie Roland Lescure.
De leur côté, les prix du brut s'affichent toujours en forte hausse mardi, portant les deux références mondiales du pétrole autour des 100 dollars le baril.
Cette hausse des prix a profité à la Bourse de Paris aux valeurs pétrolières, comme TotalEnergies, dont l'action a terminé en hausse de 1,59%, à 77,21 euros.
Feu vert pour Stellantis
Le titre Stellantis (+3,41% à 5,95 euros) a pris la tête du CAC 40 mardi, profitant des dernières données sur les immatriculations de voitures neuves en Europe, qui ont légèrement progressé en février, compensant partiellement un mauvais début d'année, selon les statistiques publiées mardi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).
Stellantis, groupe franco-italo-américain, occupe la deuxième marche du podium après Volkswagen et accroît sa part de marché à 18,3% (+1,8 point) en un an, grâce à des volumes vendus en hausse de 9,5% tirés par Fiat (+42,1%) et Opel/Vauxhall (+25,1%).
Renault (-0,75% à 27,85 euros) fait en revanche grise mine avec des immatriculations de voitures neuves de ses marques en recul de 16,1% sur un an, qui se traduisent par une érosion de 1,7 point de sa part de marché, à 9,7%. Le groupe français est lesté par sa marque low cost Dacia, dont les volumes vendus se sont effondrés.
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