La Bourse de Paris a conclu sa séance de jeudi en faible hausse, après avoir passé une bonne partie de la journée légèrement dans le rouge, la place française restant attentive aux tensions géopolitiques qui l'empêchent de décoller.
A la clôture, l'indice vedette CAC 40 a gagné 9,55 points (+0,12%), terminant à 8.243,47 points, à l'issue d'une séance "assez peu mouvementée", a noté Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France, auprès de l'AFP.
"Ce qu'on retient depuis le début de la semaine, c'est une sensibilité du CAC liée aux tensions commerciales entre la Chine et le Japon", a-t-il expliqué, alors que Pékin a annoncé dans la semaine durcir ses restrictions sur l'exportation vers le Japon de biens à usage civil et militaire.
"Le CAC 40 inclut des valeurs exposées à la zone Asie, comme le luxe par exemple, mais pas seulement", a relevé Alexandre Baradez, pour qui l'indice parisien est encore en "phase d'observation" depuis le début de l'année.
Très dynamique dans les autres places boursières mondiales en raison des tensions géopolitiques qui parcourent la planète, le secteur de la défense s'est montré plus discret en France au sein du CAC 40. Dassault Aviation a pris seulement 0,20%, à 306,20 euros, Thales a perdu 1,01%, à 265,80 euros.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt français à 10 ans restait à peu près stable, à 3,53%, contre 3,52% la veille, quand la référence en Europe, le rendement allemand à 10 ans, s'est davantage tendu ces dernières 24 heures, à 2,86% contre 2,81% mercredi.
Vendredi, les investisseurs guetteront la publication d'un rapport important sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis, dont la tendance est décisive pour l'orientation de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).
- BNP soulagée -
La décision d'un juge new-yorkais de certifier le verdict de complicité d'exactions au Soudan à l'encontre de BNP Paribas, étape attendue du parcours judiciaire, donne désormais à la banque française la possibilité d'engager un appel, a-t-elle indiqué jeudi.
Un jury populaire new-yorkais a reconnu fin octobre BNP Paribas complice d'exactions au Soudan, en ayant organisé des transactions commerciales dont les recettes ont financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir.
La banque française a pris 3,51% jeudi, à 82,5 euros. Dans son sillage, Crédit Agricole (+1,44% à 17,57 euros) et Société Générale (+1,82% à 70,38 euros) ont également conclu la séance dans le vert.
© 2026 AFP