L'or dans le rouge, le marché des changes déserté au 1er-Mai

Le prix de l'or baisse vendredi, sur des marchés aux échanges réduits en ce 1er-Mai, férié dans de nombreux pays.Si "la faiblesse du dollar" est normalement de nature à soutenir le cours de l'or, "la ...

Le prix de l'or baisse vendredi, sur des marchés aux échanges réduits en ce 1er-Mai, férié dans de nombreux pays.

Si "la faiblesse du dollar" est normalement de nature à soutenir le cours de l'or, "la perspective de taux d'intérêt plus élevés pendant plus longtemps" pèse à la baisse, car elle pourrait soutenir le billet vert, valeur refuge concurrente du métal jaune, détaille Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix de l'or reculait de 1,02% à 4.570,50 dollars l'once.

La devise américaine lâchait tout juste 0,03% face à la monnaie unique européenne, à 1,1736 dollar pour un euro, et grappillait 0,04% à la livre sterling, à 1,3598 dollar.

Dans la foulée du statu quo de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BoE) ont aussi maintenu leurs taux directeurs inchangés jeudi.

Si les deux banques centrales reconnaissent être confrontées au "même arbitrage lié au choc énergétique - croissance plus faible, inflation plus élevée", la BoE a "adopté un ton bien plus prudent" sur le papier, selon Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

La présidente de BCE, Christine Lagarde, veut se donner "six semaines" supplémentaires avant de prendre les décisions qui s'imposent, suggérant qu'une hausse des taux devient plus probable en juin.

A l'inverse, les investisseurs ont "semblé penser que les conditions d'une hausse des taux par la Banque d'Angleterre étaient assez difficiles à remplir" après la prudence exprimée par son gouverneur Andrew Bailey en conférence de presse, explique à l'AFP Jane Foley, de Rabobank.

Le cours de la livre est cependant remonté après la publication de nouveaux commentaires de M. Bailey, accordés à Bloomberg, qui "ont semblé nuancer sa position, rendant difficile de le qualifier de partisan d'une politique monétaire accommodante", ajoute l'analyste.

La devise japonaise faiblissait elle de 0,05% face au billet vert, à 156,67 yens pour un dollar, après sa forte hausse de jeudi, provoquée par une intervention du Japon sur le marché des changes, selon plusieurs médias dont le titre japonais Nikkei.

A cette occasion, 34,5 milliards de dollars auraient été dépensés pour racheter des yens, selon les estimations de Bloomberg vendredi.

Mais selon Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill, si cette opération "peut ralentir le mouvement" de baisse de la monnaie nippone, "elle ne peut pas compenser pleinement les pressions structurelles qui pèsent sur le yen", à commencer par les taux de la BoJ bien plus bas que ceux de ses pairs.

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09H30 GMT 22H00 GMT

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