L'or à plus de 4.500 dollars l'once, les métaux records à la veille de Noël

L'or a franchi les 4.500 dollars l'once pour la première fois mercredi, avant de redescendre légèrement, alors que de nombreux métaux précieux et industriels atteignent des sommets, le marché des devi...

L'or a franchi les 4.500 dollars l'once pour la première fois mercredi, avant de redescendre légèrement, alors que de nombreux métaux précieux et industriels atteignent des sommets, le marché des devises restant par ailleurs plutôt serein en cette veille de Noël.

"Les investisseurs ont largement remanié leurs portefeuilles, nombreux sont ceux qui ont clôturé leurs positions" et "les volumes d'échanges sont faibles", constate Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. "Pourtant... l'année continue de nous réserver des surprises."

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'or a grimpé jusqu'à 4.525,77 dollars, un niveau inédit, et l'argent a aussi décroché un nouveau record, à 72,70 dollars l'once.

Vers 11H40 GMT, l'or grappillait 0,03% à 4.485,90 dollars l'once, et l'argent grimpait de 0,95% à 72,11 dollars l'once.

"La faiblesse du dollar, les anticipations de nouvelles baisses de taux aux États-Unis, les inquiétudes concernant les déficits publics et la dette des pays développés, ainsi que les tensions géopolitiques, ont contribué à propulser les métaux précieux sur le devant de la scène", résume Russ Mould, d'AJ Bell.

Métaux précieux également utilisés dans la fabrication de catalyseurs automobile, le platine a atteint son plus haut historique, à 2.981,53 dollars l'once, tandis que le palladium a touché un nouveau plus haut depuis décembre 2022.

Le platine comme le cuivre, qui a également dépassé un palier historique à plus de 12.000 dollars la tonne, sont aussi portés par la crainte de droits de douane vers les Etats-Unis - le platine et le cuivre raffiné étant jusqu'ici épargnés.

Publiée mardi, la croissance américaine a progressé de façon inattendue au troisième trimestre, à 4,3% en rythme annualisé, contre 3,2% attendu par le consensus des analystes de Marketwatch.

Par ailleurs, l'inflation a réaccéléré entre juillet et septembre aux Etats-Unis, d'après l'indice PCE également dévoilé mardi.

Ces chiffres, qui présagent d'"une politique monétaire plus restrictive de la Fed", la Réserve fédérale, ne sont pas parvenus à "relancer la dynamique haussière" du dollar, qui subit toujours une "pression à la baisse", constate Mme Ozkardeskaya.

Vers 11H25 GMT (12H25 à Paris), le billet vert s'affichait stable (-0,01%) par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1796 dollar pour un euro, et cédait 0,21% à la devise japonaise, à 155,90 yens pour un dollar.

La monnaie nippone profite toujours des déclarations de la ministre des Finances Satsuki Katayama ouvrant la porte à une intervention du gouvernement nippon sur le marché des changes.

Cours de mercredi Cours de mardi

----------------------------------

11H25 GMT 22H00 GMT

© 2025 AFP