L'euro de marbre après les rumeurs d'un départ anticipé de la présidente de la BCE

L'euro restait de marbre mercredi après que le Financial Times a évoqué un départ anticipé de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde avant la fin de son mandat en octob...

L'euro restait de marbre mercredi après que le Financial Times a évoqué un départ anticipé de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde avant la fin de son mandat en octobre 2027.

Cette dernière n'a pris "aucune décision" sur un tel projet, a affirmé mercredi un porte-parole de la BCE.

S'appuyant sur une seule source anonyme, présentée comme "proche de la pensée de Mme Lagarde", le quotidien britannique affirme qu'elle souhaite laisser aux dirigeants français et allemand la possibilité de s'accorder sur son successeur à la tête de cette institution clé, avant les élections présidentielles en France d'avril 2027.

"Il semble prématuré pour que cette information ait un impact sur l'euro", estime Chris Turner, d'ING.

Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), la monnaie unique européenne abandonnait 0,12% par rapport à la devise américaine, à 1,1840 dollar pour un euro, et perdait 0,20% contre la livre, à 87,20 pence pour un euro.

Selon l'analyste, deux candidats à la succession de Mme Lagarde se dégagent: l'ancien gouverneur de la Banque d'Espagne, Pablo Hernández de Cos, ou l'actuel président de la banque centrale allemande, Joachim Nagel, "qui s'est récemment déclaré favorable à un emprunt commun supplémentaire au sein de l'UE".

"L'ancien président de la Banque centrale néerlandaise, Klaas Knot, pourrait bien être un outsider" dans la course, ajoute son collègue à ING, Carsten Brzeski.

De son côté, la devise britannique grappillait 0,07% par rapport au billet vert, à 1,3578 dollar pour une livre.

La veille, elle avait perdu jusqu'à 0,98% dans la foulée de l'annonce mardi d'un taux de chômage au plus haut depuis cinq ans au Royaume-Uni, et en raison "des anticipations d'une inflation CPI britannique inférieure aux prévisions" mercredi, avait alors expliqué à l'AFP Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Les chiffres officiels dévoilés mercredi ont finalement montré que l'inflation a fortement reculé en janvier au Royaume-Uni, à 3% sur un an, en ligne avec le consensus des analystes sondés par Bloomberg.

Cependant, "la persistance de l'inflation des services", relevée par Patrick Munnelly, de Tickmill, "complique la décision du comité de politique monétaire" de la Banque d'Angleterre (MPC) "en mars concernant les taux d'intérêt", bien que le marché table à ce stade à 80% sur une baisse.

Plus tard dans la séance, les cambistes garderont aussi un oeil sur les chiffres de la production industrielle en janvier aux Etats-Unis, puis sur le compte-rendu de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC), qui avait opté en janvier pour un statu quo.

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10H10 GMT 22H00 GMT

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