Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk spécialisée en neurotechnologie et transhumanisme, prévoit de lancer une production "à grande échelle" de ses implants cérébraux à partir de cette année. Dans un message publié mercredi sur le réseau social X, le patron de Tesla et SpaceX a également annoncé le passage à une procédure chirurgicale entièrement automatisée pour l'implantation de ces dispositifs.
Ces implants sont conçus pour aider des patients souffrant notamment de lésions de la moelle épinière. Selon le milliardaire, le premier patient équipé a déjà pu jouer à des jeux vidéo, naviguer sur internet, publier sur les réseaux sociaux et déplacer un curseur sur un ordinateur portable uniquement par la pensée.
Pour rappel, Neuralink a entamé ses essais cliniques chez l'homme en 2024, après avoir répondu aux préoccupations de sécurité exprimées par la Food and Drug Administration (FDA). L'autorité sanitaire avait initialement rejeté la demande de l'entreprise en 2022, retardant le lancement des tests sur des volontaires humains.
Plus de 15.000 heures d'utilisation
En septembre dernier, Neuralink avait indiqué que 12 personnes atteintes de paralysie sévère à travers le monde avaient déjà reçu l'implant cérébral. Ces patients l'utilisent pour contrôler des outils numériques et physiques par la pensée, une avancée notable par rapport aux premières communications de l'entreprise. L'entreprise avait précisé que, cumulativement, les utilisateurs ont porté ces dispositifs pendant environ 2.000 jours et totalisé plus de 15.000 heures d'utilisation.
En juillet 2025, Neuralink avait également annoncé le lancement d'une étude clinique au Royaume-Uni afin de tester ses puces cérébrales. Pour ce projet, l'entreprise s'est associée aux University College London Hospitals et aux Newcastle Hospitals pour conduire la recherche.
Par ailleurs, Neuralink a renforcé ses moyens en levant 650 millions de dollars en juin. "Ce financement nous aide à rendre notre technologie accessible à un plus grand nombre de personnes - en redonnant de l'autonomie à celles qui ont des besoins médicaux non satisfaits, et en repoussant les limites de ce qui est possible avec les interfaces cérébrales", avait affirmé l'entreprise.