Fed : les anticipations de baisse des taux n'ont pas significativement évolué

Les attaques sur l'Iran et le conflit au Moyen-Orient n'ont pas fait évoluer significativement les anticipations de baisse des taux. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité de statu quo monétaire r...

Les attaques sur l'Iran et le conflit au Moyen-Orient n'ont pas fait évoluer significativement les anticipations de baisse des taux. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité de statu quo monétaire reste logée à plus de 97% pour la prochaine réunion des 17 et 18 mars. Alors que les taux des fed funds sont actuellement logés entre 3,50 et 3,75%, l'outil FedWatch montre une probabilité de 32,7% d'une baisse de 50 points de base d'ici la fin de l'année et une 'proba' de 31,6% d'un assouplissement de seulement un quart de point au 9 décembre 2026, à l'issue de la dernière réunion FOMC de l'année. La seule évolution concerne donc la remontée de l'hypothèse d'une baisse de 25 points de base seulement d'ici la fin de l'année, sur fond de craintes d'inflation.

John Williams, patron de la Fed de New York, n'a pas commenté ce jour l'impact économique du conflit en Iran. Il juge la posture monétaire actuelle bien positionnée, d'éventuelles réductions de taux devant servir à éviter que la politique ne devienne trop restrictive. Il prévoit une baisse du taux de chômage cette année et l'an prochain, ainsi qu'une croissance de 2,6% en 2026. L'inflation devrait selon lui revenir à 2,5% cette année puis sur l'objectif des 2% en 2027. La pression des tarifs douaniers sur l'inflation devrait se modérer durant l'année. Williams ne pense pas, pour finir, que l'IA crée un chômage structure, même si cette transition pose des problèmes pour les jeunes diplômés... Jeffrey Schmid, le dirigeant de la Fed de Kansas City, s'exprimant également ce jour, a jugé qu'il n'y avait pas de place pour la complaisance concernant l'inflation, qui reste au-dessus de l'objectif depuis cinq ans. Il juge élevé le risque de perdre en crédibilité à propos de l'inflation.