Engie : encore du potentiel ?

Engie reprend près de 1,4% à 28,65 euros ce mardi, le titre affichant un gain de 28% depuis le 1er janvier... Parmi les derniers avis de brokers, Morgan Stanley 'surpondère' le dossier avec un objecti...

Engie reprend près de 1,4% à 28,65 euros ce mardi, le titre affichant un gain de 28% depuis le 1er janvier... Parmi les derniers avis de brokers, Morgan Stanley 'surpondère' le dossier avec un objectif ajusté de 26 à 30 euros, tandis que Citi avait déjà relevé sa cible à 32 euros avec un avis à l'achat. JP Morgan est de son côté repassé à 'surpondérer' sur le dossier en visant un cours de 31,50 euros. La banque avait déjà une vision positive du secteur européen des utilities au début du premier trimestre, tandis que la prudence dont elle avait fait preuve à partir du deuxième trimestre en raison de la pression à la baisse sur les prix des matières premières liée aux risques de surproduction de GNL n'est "plus d'actualité". Le broker privilégie les actions affichant une croissance supérieure à la moyenne à des valorisations raisonnables, telles que SSE et RWE (toutes deux conseillées à 'surpondérer'), et est "de plus en plus attiré par les actions à faible multiple présentant un potentiel de surprise positive en matière de croissance des bénéfices", comme Centrica ('surpondérer') et Engie.

Pour le groupe tricolore, l'acquisition d'UK Power Networks a constitué un tournant majeur qui sous-tend sa transformation structurelle vers un modèle purement axé sur les services collectifs. A l'inverse, JPM conseille d'éviter les actions comme Fortum ('sous-pondérer') dont les valorisations élevées intègrent des attentes à long terme généreuses... Le secteur dans son ensemble apparaît relativement attractif comme option défensive, avec une croissance à long terme résiliente face aux risques de stagflation, la capacité à se prémunir contre les perturbations liées à l'IA étant un atout supplémentaire.

Selon Barclays, les annonces du T1 devraient être bien accueillies le 7 mai prochain, compte tenu des inquiétudes géopolitiques jugées exagérées : "Nous anticipons un trimestre solide conforme à nos prévisions et à celles du groupe, grâce à la normalisation des marchés du gaz, ce qui soutiendra la réalisation des objectifs en 2026. Les perturbations limitées au Moyen-Orient devraient permettre à Engie de confirmer ses prévisions pour 2026, ce qui devrait être bien accueilli... Pour le T1 2026, nous prévoyons un EBIT du groupe (hors nucléaire) de 2.961 millions d'euros. Nous prévoyons un retour à la normale pour l'activité Supply & Energy Management après un premier trimestre 2025 exceptionnellement solide, à mesure que les marchés du gaz se stabilisent : nous estimons l'EBIT du premier trimestre 2026 à 774 millions d'euros (contre 1.291 millions d'euros au premier trimestre 2025), réparti comme suit : 162 millions d'euros pour les activités B2C, 402 millions d'euros pour les activités B2B et 210 millions d'euros pour la gestion de l'énergie. Il est important de noter que nous n'anticipons pas d'impact significatif de la crise au Moyen-Orient sur ces activités, et les performances devraient rester conformes à nos prévisions". De quoi viser un cours de 30 euros avec un avis à 'surpondérer'.

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