L'Iran a été propulsé en mars premier exportateur de matières premières transitant par le détroit d'Ormuz, tout en faisant dégringoler les exportations des pays voisins du Golfe, en bloquant de facto ce passage stratégique après la guerre entamée contre la République islamique par Israël et les Etats-Unis.
Pétrole, gaz liquéfié, engrais ou produits en vrac: en volume d'exportations, l'Iran a ainsi dépassé l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Irak et le Qatar, qui exportent habituellement depuis leurs ports et terminaux du Golfe davantage de marchandises que Téhéran, montre cette infographie AFP réalisée à partir des données du cabinet d'analyse Kpler.
Les exportations de matières premières via le détroit d'Ormuz des pays du Golfe, à l'exception de l'Iran, ont reculé d'au moins 96% en mars par rapport à la moyenne des douze mois précédents, selon les données de Kpler.
Bahreïn et le Koweït ne semblent avoir expédié aucune cargaison de matières premières via le passage en mars.
Le Qatar, un fournisseur majeur de gaz naturel liquéfié (GNL) en temps de paix, n'a exporté que 45.000 tonnes de butane et de propane via le détroit d'Ormuz en mars, et aucun chargement de GNL.
Entre attaques de navires et menaces de mines navales, Téhéran s'est réservé un accès quasiment exclusif au détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen?Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano?israéliennes contre la République islamique.
Dans ce contexte, les exportations de matières premières du pays via Ormuz ont reculé dans une proportion nettement plus limitée que ses voisins, à -26% en mars par rapport à la moyenne des douze mois précédents.
Le pétrole brut a représenté 81% des exportations iraniennes transitant par le détroit en mars, contre une moyenne de 62% entre mars 2025 et février 2026.
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