Edenred rebondit de 2,4% à 20,8 euros au lendemain d'une baisse marquée de 4% à la suite de la signature d'un décret présidentiel modifiant la réglementation régissant les titres-restaurant et titres-alimentation (Programme d'Alimentation des Travailleurs - PAT).
Au-delà des impacts financiers de cette nouvelle réglementation qui sont plus importants qu'attendus initialement, de nombreuses questions apparaissent sur la mise en oeuvre pratique de tels changements, en particulier sur le calcul du fee cap et sur les modalités d'application de l'interopérabilité, explique Oddo BHF. Le prochain catalyseur sera la décision du juge (dans les prochaines semaines) après le recours déposé par les émetteurs. A ce stade, le broker n'intègre pas l'impact de la nouvelle réglementation brésilienne dans ses estimations, dans l'attente de la décision du juge.
Le potentiel de croissance d'Edenred reste solide à long terme, soutenu par la sous-pénétration de ses marchés et les initiatives commerciales et technologiques mises en place. Néanmoins, le 'rebasage' sur 2026 se poursuit (annonces du CMD et réglementation brésilienne). De façon générale, le risque réglementaire reste la principale menace pour l'activité d'Edenred et l'analyste reste attentif à d'éventuelles évolutions dans d'autres pays. Sa vue fondamentale positive est soutenue par : des perspectives de croissance élevée (CA opérationnel à 7,5% en organique en moyenne sur 2025/2028 incluant l'impact Italie mais hors impact Brésil) ; un potentiel d'amélioration des marges encore important (TMVA EBITDA de 7% sur 2025/2028 incluant Italie et hors Brésil, dont +9% sur 2027/2028) ; une forte génération de FCF supérieure à 900 ME par an, hors Brésil. L'objectif de cours est inchangé à 32 euros. La valorisation d'Edenred à 8x PE 2026 (9,5x en intégrant l'impact Brésil) suggère une décote de plus de 60% vs sa moyenne 12m forward des 9 dernières années.
De son côté, CIC Market Solutions reste à l''achat' mais réduit sa cible de 42 à 34 euros.