Devises : le dollar continue à se renforcer avec la guerre en Iran

Le dollar continue à se renforcer face à la plupart des principales devises, l'aggravation du conflit au Moyen-Orient ayant fait grimper le prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril et stimulé...

Le dollar continue à se renforcer face à la plupart des principales devises, l'aggravation du conflit au Moyen-Orient ayant fait grimper le prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril et stimulé la demande pour la devise américaine, considérée comme une valeur refuge. L'appétit pour le dollar s'est accru face à la perspective d'une réduction accrue de la production de pétrole brut et aux risques d'escalade du conflit avec l'Iran. Parallèlement, l'Iran a laissé entendre qu'elle était capable de mener une guerre prolongée et de haute intensité.

L'indice Bloomberg Dollar Spot (qui mesure la performance d'un panier de 10 devises mondiales par rapport au dollar) a progressé jusqu'à 0,7%, après une hausse de 1,3% la semaine précédente. Il a ensuite réduit ses gains à la suite d'un article du 'Financial Times' indiquant que les ministres des Finances des pays du G7 allaient discuter d'une possible libération conjointe de pétrole des réserves afin de limiter la flambée des prix de l'énergie. La monnaie de l'oncle Sam progresse également nettement face à la devise européenne (+0,5%), autour de 1 euro pour 1,156$ entre banques.

"Le dollar a toujours été considéré comme la valeur refuge par excellence grâce à sa liquidité, tout en étant soutenu par la hausse des prix du pétrole", explique à 'Bloomberg' Matthew Ryan, responsable de la stratégie de marché chez Ebury, une société de services financiers. "Nous anticipons une poursuite de la hausse du dollar tant que le conflit s'éternise sans perspective de fin immédiate".

La flambée des prix du pétrole alimente les craintes inflationnistes à travers le monde, incitant les cambistes à réduire leurs paris sur une baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale, qui pesait sur la devise américaine. Le billet vert bénéficie également de la position des États-Unis en tant que premier producteur mondial de pétrole. Selon les stratèges de l'agence, "la vigueur du dollar américain en début de séance est suffisamment marquée pour indiquer que les cambistes ne cherchent pas à privilégier une devise en particulier. Il s'agit simplement d'une ruée vers la seule valeur refuge qui se soit avérée fiable dans cette crise".