Clôture Paris : on évite la neuvième chute d'affilée !

Ca n'est pas le grand rebond, tout juste de quoi éviter une nouvelle séance de baisse sur le CAC40. Dans l'esprit des opérateurs, commençait à se raviver le douloureux souvenir de l'été 2011, lorsque ...

Ca n'est pas le grand rebond, tout juste de quoi éviter une nouvelle séance de baisse sur le CAC40. Dans l'esprit des opérateurs, commençait à se raviver le douloureux souvenir de l'été 2011, lorsque l'indice phare de la bourse de Paris avait enchaîné 11 séances d'affilée dans le rouge, en pleine crise des dettes souveraines en zone euro et de la perte du triple A américain chez S&P. Paris a finalement sauvé les meubles, ce vendredi en regagnant 0,37% à 8484 points . La tendance positive, balbutiante dans la matinée, s'est affirmée dès le milieu de journée.

Au coeur des préoccupations majeures ces derniers jours, les rendements obligataires sont quasiment stables ce vendredi.

Vers 15H45GMT, le taux des obligations à 30 ans américaines se maintient autour de 5,26%. Le taux à 10 ans se situe à 4,73%.

En France, le taux des OAT 10 ans se stabilise autour des 4,12%, au plus haut depuis juin 2008.

Les marchés restent sous pression tout en guettant les faits et gestes de Scott Bessent. Le secrétaire américain au Trésor a indiqué hier sur CNBC que le plafond de 4 milliards de dollars (déjà doublé avant-hier mercredi) pour chaque opération de rachat de dette constituait plus un plancher qu'un plafond. Et ce alors que la dette publique américaine a franchi, dans la nuit de mercredi à jeudi, le seuil historique des 40.000 milliards de dollars.

Les marchés sont par ailleurs restés prudents face à l'absence d'avancées dans les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'éclaircie du jour est, au final, venue de la zone euro. L'activité du secteur privé y a enregistré en août sa plus forte progression depuis novembre, soutenue par une hausse des nouvelles commandes, notamment dans le secteur manufacturier, et par un retour à la croissance des exportations. L'indice composite préliminaire des directeurs d'achat (PMI) de la zone euro, compilé par S&P Global, a progressé à 52,1 ce contre 52,0 en juillet, son plus haut niveau depuis novembre, au-dessus du consensus Reuters qui prévoyait 51,7.

Les cours du pétrole restent sous pression. Vers 15h45GMT, le prix du baril de Brent se situe à 94,40 dollars.

VALEURS EN HAUSSE

Parmi les plus fortes hausses du CAC 40, Stellantis reprend 4,21% à 4,64 euros. Le titre du constructeur automobile a été particulièrement malmené cette semaine avec un plus bas historique touché mardi à 4,38 euros.

ArcelorMittal gagne 2,49% à 62,68 euros Les producteurs d'acier restent bien orientés en raison d'un dollar plus faible

LVMH progresse de son côté de 2,12% à 452,50 euros.

VALEURS EN BAISSE

Thales (-1,17% à 253,10 euros) a procédé à une émission obligataire en deux tranches pour un montant total d'un milliard d'euros, destinée au financement de son projet d'acquisition d'Exail. L'émission est composée de deux tranches de 500 millions d'euros, l'une d'une durée de quatre ans, à taux fixe avec un coupon de 3,50%, l'autre d'une durée de 8 ans, à taux fixe avec un coupon de 3,75%, selon un communiqué du groupe. Cette émission a suscité une forte demande de la part des investisseurs et a été largement souscrite par une base d'investisseurs diversifiée, précise l'entreprise.

TotalEnergies cède 1,12% à 77,44 euros sur des prises de bénéfices.

Plusieurs valeurs défensives figurent, par ailleurs, parmi les plus fortes baisses.

Engie perd 1,1% à 25,29 euros.

Orange cède 0,87% à 15,96 euros.

Veolia perd 0,55% à 34,09 euros.

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