LA TENDANCE
Après plus de 3% de perdu pour le CAC 40 en l'espace de deux séances, le marché parisien a repris 0,44% ce mercredi à 7.744 pts. C'est le sursaut du secteur du luxe qui a emmené le rebond malgré le risque d'un nouveau blocage politique cet automne avec la censure potentielle du gouvernement Bayrou le 8 septembre qui rendrait encore plus périlleuse l'élaboration du Budget 2026... La tension est ainsi restée palpable sur le marché obligataire tricolore : La prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette française à 10 ans par rapport à son homologue allemande dépasse désormais les 82 points de base, une première depuis le mois d'avril. Le rendement des obligations hexagonales à 10 ans s'est tendu cet après-midi de 4,2 points de base pour atteindre 3,539%, contre 2,72% pour le Bund allemand. Le spread n'était que de 65 points de base il y a deux semaines...
Si la crise politique s'aggrave, l'écart de rendement avec l'Allemagne pourrait atteindre 100 points de base pour la première fois depuis 2012, selon Guillaume Rigeade, co-responsable des obligations chez Carmignac. "La consolidation budgétaire est un impératif national", a déclaré à 'Bloomberg' Geoff Yu, stratégiste macroéconomique EMEA chez Bank of New York Mellon. "Nous prévoyons que les obligations françaises continueront de 'mal performer'"..."Nous ne pouvons nier que les risques ont augmenté et que le marché montre clairement des signes d'anxiété, mais ce n'est toutefois rien d'inhabituel lorsque l'on pense à la France", tempère pour sa part Guillermo Felices, stratège chez PGIM Fixed Income.
Dans un autre registre, les opérateurs attendent désormais de pied ferme la publication des résultats de Nvidia ce soir après la clôture... Le géant américain des puces électroniques devrait fournir des indices sur la durabilité des dépenses massives en IA et sur la manière dont la rivalité sino-américaine pèse sur sa croissance. Les anticipations sont très élevées, l'action de l'entreprise ayant progressé de près de 35% depuis le début de l'année. En juillet, Nvidia est devenue la première entreprise à voir sa capitalisation boursière dépasser les 4.000 milliards de dollars.
L'euro pointe ce soir sur les 1,16/$, tandis que le pétrole revient à 67,55$ le brent. Le bitcoin cote 111.690$.
VALEURS EN HAUSSE
Inventiva regagne 13,6% suivi de Nano (+5%) et de Vetoquinol (+3,8%)
Le secteur du luxe retrouve un statut défensif. Comme hier, LVMH, Dior, Hermès et Kering surperforment la tendance avec des hausses de l'ordre de 2 à 3%.
Eutelsat : +2,6% avec Aramis
ID Logistics : +1,6% suivi de Beneteau, AXA, Virbac, DS, Coface
Vinci et Bouygues remontent d'environ 1% après une séance difficile hier, l'instabilité politique étant de nature à pénaliser le budget des travaux publics ou le secteur des concessions...
VALEURS EN BAISSE
#Nexity| recule de plus de 4% sous les 10 euros. CIC Market Solutions a dégradé le groupe immobilier à 'neutre' en visant 11 euros.
Wordline : -4,8% avec Bastide
Forvia : -3,5% suivi de Nacon, Casino, Séché, LFE
Stellantis cède 3%. Les constructeurs automobiles européens veulent revoir le cadre adopté pour le secteur et notamment l'interdiction des moteurs à combustion prévue par l'Union européenne afin de réduire les émissions de Co2. Dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, les dirigeants des principaux groupes de pression de l'industrie exhortent la présidente de la Commission européenne à revoir son projet d'élimination progressive des véhicules à combustibles fossiles d'ici le milieu des années 2030, arguant que la domination de la Chine sur la chaîne d'approvisionnement des véhicules électriques et les nouvelles barrières commerciales américaines constituent de nouveaux obstacles...
Sodexo : -2,7% avec Pluxee, SoiTec
Peugeot Invest : -2,5% avec Lisi, OpMobility, Carrefour et S30
Elior : -2% en compagnie de Ubisoft, Klepierre, S30,
Edenred : -1,5% avec Alstom, Equasens, Renault (-1%)
Société Générale reste stable après une correction de 10% en l'espace de deux séances depuis l'annonce par François Bayrou d'un vote de confiance le 8 septembre prochain à l'Assemblée nationale qui laisse entrevoir une nouvelle crise politique majeure en France. Goldman Sachs a revalorisé la Société Générale de 53,25 à 62,75 euros ('neutre').