Clôture Paris : le CAC 40 repart en baisse, Schneider Electric plonge de 10%

Le rebond de vendredi a vite été oublié, et le CAC 40 repart déjà en baisse : il cède 0,8% à 7.834 points à la clôture, plombé notamment par la chute de Schneider Electric et par la faiblesse de l'eur...

Le rebond de vendredi a vite été oublié, et le CAC 40 repart déjà en baisse : il cède 0,8% à 7.834 points à la clôture, plombé notamment par la chute de Schneider Electric et par la faiblesse de l'euro, tandis que les tensions restent fortes sur le marché obligataire.

C'est donc la dégringolade du jour à Paris : Schneider Electric a perdu 10% après l'annonce de l'acquisition de l'Américain PTC sur la base d'une valorisation à 22,6 milliards de dollars. Le fabricant français d'équipements électriques précise dans un communiqué que le but de ce rachat est de créer "une plateforme de logiciels industriels et d'intelligence artificielle de premier plan".

La période est compliquée aussi pour la devise européenne. L'euro évolue au plus bas depuis mai 2025, alors que l'aggravation de la crise budgétaire nationale et la perspective de nouveaux troubles politiques ébranlent les bourses européennes. La monnaie unique a perdu jusqu'à 0,8% ce matin, touchant 1,1161 dollar. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a convoqué des élections anticipées le 29 novembre, introduisant un nouveau risque politique sur des marchés déjà sous pression en raison des tensions entourant la dette souveraine française et celle d'autres pays vulnérables.

Les rendements obligataires français continuent de se tendre, avec une OAT qui flirte toujours avec les 5%, tandis que leurs équivalents allemands reculent légèrement. En conséquence, l'écart de rendement (le fameux "spread") exigé par les investisseurs pour détenir des obligations françaises à 10 ans par rapport aux Bunds allemands équivalents se maintient haut perché, à 145,2 points de base, après avoir atteint 152 pb vendredi, une première depuis 2011.

VALEURS EN HAUSSE

Air Liquide gagne 0,3% à 170,8 euros après la présentation de "Beyond", son plan stratégique à horizon 2030. Le groupe vise une amélioration de sa marge opérationnelle de 400 à 600 points de base sur la période 2026-2030 avec une progression annuelle moyenne sur la période du chiffre d'affaires de 5% (+/-1%), dépassant ainsi la production industrielle de 2 à 3 fois, et une hausse annuelle moyenne du Résultat Net Récurrent par Action de +10% (+/-2%), gage de croissance ambitieuse et profitable. Le retour aux actionnaires - qu'ils soient institutionnels ou individuels - sera par ailleurs considérablement renforcé, en combinant la poursuite d'une politique de dividende régulier et soutenu et, pour la première fois, un programme de rachat d'actions de 4 milliards d'euros sur la période 2027-2028.

Bonduelle gagne 2,9% à 7,6 euros. Le résultat net des activités poursuivies de Bonduelle au titre de l'exercice 2025-2026 s'établit à -16,9 ME (+19,7 ME pour l'exercice précédent). En intégrant le résultat net des activités non poursuivies, le résultat net de l'ensemble consolidé du Groupe Bonduelle au titre de l'exercice 2025-2026 s'établit à +16,2 ME (-11,5 ME l'exercice précédent et - 111 ME il y a 2 ans). Au 30 juin, le résultat net s'améliore donc de +27,7 ME. Lors de l'Assemblée générale du 3 décembre, le Groupe Bonduelle proposera à ses actionnaires d'approuver le versement d'un dividende de 0,25 euro par action au titre de l'exercice. Dans un contexte toujours marqué par de fortes incertitudes agricoles et géopolitiques, le Groupe Bonduelle va concentrer ses efforts sur le maintien de sa rentabilité et l'amélioration de ses fondamentaux financiers, notamment la génération de cash-flow et la réduction de son endettement.

VALEURS EN BAISSE

Schneider Electric chute de 10% sous les 273 euros, fortement pénalisé après l'annonce de l'acquisition de l'Américain PTC. Les analystes accueillent prudemment cette opération, reconnaissant l'intérêt stratégique d'étoffer l'offre de logiciels industriels de l'entreprise, spécialisée dans la gestion de l'énergie et l'automatisation. Les inquiétudes portent principalement sur l'ampleur et le financement de la transaction, ainsi que sur les incertitudes liées aux bouleversements induits par l'IA et à la capacité de l'opération à renforcer la position concurrentielle de Schneider. Le fabricant d'équipements électriques va verser 205 dollars par action en numéraire pour s'offrir 100% du capital de la firme américaine, valorisant cette dernière environ 22,6 milliards de dollars (20,1 milliards d'euros), soit une valeur d'entreprise implicite de 23,7 milliards de dollars.

Legrand perd près de 1% à 143,1 euros. Barclays a ajusté son objectif de 185 à 188 euros ('surpondérer').

Hermès recule de 1% à 1.286 euros. UBS a dégradé Hermès à 'vendre' en ciblant 1.168 euros.

Danone perd 2,3% à 57,8 euros. La Deutsche Bank a ajusté le curseur de 61 à 59 euros en restant à 'conserver'. De son côté, UBS réduit son objectif de 95 à 93 euros ('achat') après avoir abaissé son estimation de BPA 2026 de 2% en raison de charges financières nettes plus élevées. Enfin, Jefferies ramène sa cible de 62 à 60 euros et reste à 'sous-performer'.

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